J'ai eu pour ma part la chance énorme d'avoir rencontré des gens fabuleux, qui m'ont fait avancer, au contact desquels j'ai grandi. J'adore apprendre, moi. Comme je dis souvent, j'ai été aussi ravi de rencontrer Edith Piaf et Georges Brassens qu'Elvis Presley et les Beatles. J'en étais aussi fier, et cela m'a construit tout autant.

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Ma mère m'a toujours encouragé. La chanson Maman n'aime pas ma musique, que j'ai interprétée dans les années soixante-dix, était tout sauf autobiographique !
il n'y a plus de singularité. Jusqu'aux années 70, j'ai vécu un temps fantastique, révolutionnaire, Elvis, les Rolling Stones… La production aujourd'hui est devenue uniforme. Il y a cependant des exceptions, des artistes que j'apprécie particulièrement comme Julien Doré avec qui j'ai enregistré “Africa”.
Mon père, André, était issu d'une famille de Belvédère dans la vallée de la Vésubie. Il était boucher dans le Vieux-Nice. Ici, d'ailleurs, je suis toujours connu comme« le fils du boucher ».
J'adore la Bretagne, et surtout les Côtes d'Armor. C'est vraiment un beau pays. D'ailleurs, je suis un peu breton par mon nom : Hervé. À mon époque, on se comptait sur les doigts d'une main. Et j'étais fier de mon prénom car il n'y en avait pas beaucoup. J'aime le côté indépendant et rock des Bretons !
Johnny table énormément sur la dimension spectacle, sur le feu d'artifice et les effets. Un spectacle de Johnny, c'est comme le 14 juillet. Alors que pour moi, ce qui compte, c'est la musique. Et c'est pour ça, et je le dis sans prétention, que ce que je fais est plus intéressant musicalement que ce que fait Johnny. Disons qu'il existe entre Johnny et moi la même différence qu'entre Aznavour et Bécaud. Lui, serait plus Aznavour alors que moi, je suis plutôt Bécaud.
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En vérité, je suis né sur scène. J'ai commencé j'avais 15 ans. J'ai sorti mon premier disque en 1961, aussi je fais partie de cette génération qui se devait de faire de la scène. Par la suite, certains ont pu avoir du succès sans en faire mais nous, on nous a mis tout de suite devant un public. Cela fait donc partie de mes racines, peut-être même de mes gênes.
En vérité, je suis né sur scène. J'ai commencé j'avais 15 ans.
Le vrai rock'n'roll, j'en fais ce moment sur scène pour mon plaisir et celui du public, j'espère, mais pour dire la vérité, celui qui a bercé ma prime jeunesse, n'existe plus, il n'y en a plus.
J'appartiens à une génération qui était, entre guillemets, “rebelle sans raison”. Nous rêvions de nous éloigner de nos parents, mener notre vie en toute indépendance ; ce qui est un peu l'opposé d'aujourd'hui : maintenant beaucoup de jeunes restent chez leurs parents, ont peur d'affronter la vie, ou font tout ce qu'on attend d'eux… Nous, non. Il faut aussi dire qu'à l'époque le chômage n'existait quasiment pas, celui qui ne bossait pas était un fainéant.
Piaf ne faisait rien de rock'n roll mais dans sa voix, dans sa façon d'être, elle était totalement rock !