J'adore la Bretagne, et surtout les Côtes d'Armor.
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Ma mère surtout était croyante. J'ai fait tout le parcours : communion, confirmation… Avec le recul, je ne le regrette pas. Ça m'a appris les bases du respect, de la politesse et de la bienséance.
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Le Rock est mort le jour où Elvis est parti à l'armée. Après, oui, il y a la récup par des groupes anglais, et ils ont fait du bien à cette musique, sans doute. J'étais plus Rolling Stones que Beatles d'ailleurs. Bon… je déteste la nostalgie, mais j'ai vécu une période extraordinaire dans tous les domaines de la créativité. Tous les jours il se passait quelque chose. Jusqu'au début des années 70. Aujourd'hui…
La première fois que j'ai mis les pieds en Amérique, c'était au Québec. C'était en 1965 et c'est ici que j'ai vu ma première Cadillac, ma première Mustang, mangé mon premier smoked meat et mon premier hamburger et vu mon premier gros building. Pour un Français américanophile comme moi, c'était l'idéal. à un point tel que plus tard, lorsque je suis enfin allé à New York, j'ai été presque déçu. Le choc de la découverte, je l'avais vécu à Montréal.
J'appartiens à une génération qui était, entre guillemets, “rebelle sans raison”. Nous rêvions de nous éloigner de nos parents, mener notre vie en toute indépendance ; ce qui est un peu l'opposé d'aujourd'hui : maintenant beaucoup de jeunes restent chez leurs parents, ont peur d'affronter la vie, ou font tout ce qu'on attend d'eux… Nous, non. Il faut aussi dire qu'à l'époque le chômage n'existait quasiment pas, celui qui ne bossait pas était un fainéant.
Le vrai rock'n'roll, j'en fais ce moment sur scène pour mon plaisir et celui du public, j'espère, mais pour dire la vérité, celui qui a bercé ma prime jeunesse, n'existe plus, il n'y en a plus.
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Mon père, André, était issu d'une famille de Belvédère dans la vallée de la Vésubie. Il était boucher dans le Vieux-Nice. Ici, d'ailleurs, je suis toujours connu comme« le fils du boucher ».
A l'adolescence la mouche du rock'n'roll m'a piquée ! À la fin des années 50, l'American way of life a fait irruption sur la Côte d'Azur. Il y avait les films, bien sûr. Tous les garçons voulaient ressembler à James Dean dans La Fureur de vivre ou à Marlon Brando dans L'Équipée sauvage.
Ma mère m'a toujours encouragé. La chanson Maman n'aime pas ma musique, que j'ai interprétée dans les années soixante-dix, était tout sauf autobiographique !