Dans l'esprit des Français, je suis toujours associé à Eddy et Johnny. Je fais partie des dinosaures.
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J'adore la Bretagne, et surtout les Côtes d'Armor.
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Le vrai rock'n'roll, j'en fais ce moment sur scène pour mon plaisir et celui du public, j'espère, mais pour dire la vérité, celui qui a bercé ma prime jeunesse, n'existe plus, il n'y en a plus.
J'ai depuis toujours beaucoup d'émotions de scène. J'ai toujours le trac, je suis un éternel débutant, ce qui explique ma longévité. J'ai toujours le désir de plaire. Plus le public est chaud, plus l'artiste donne.
Je n'aime pas la nostalgie. Ou alors, quand on le fait au deuxième degré, sous forme de clin d'œil. Car ce qui est passé est passé. Ce qui compte, pour moi, c'est aujourd'hui et demain.
En vérité, je suis né sur scène. J'ai commencé j'avais 15 ans.
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Aujourd'hui, tout est dit Rock, alors on ne voit plus bien ce que c'est… Non depuis Téléphone, je ne vois pas bien… Quand j'ai envie de me faire plaisir, j'écoute Creedence Clearwater Revival. Je préfère écouter ça.
e suis né sur scène, c'est la scène qui m'a fabriqué. On est tombés à une époque où ça marchait du feu de dieu. Tout était basé là-dessus. Et on y revient, parce que plus personne ne vend de disque… ou alors il faut être mort.
J'adore la Bretagne, et surtout les Côtes d'Armor. C'est vraiment un beau pays. D'ailleurs, je suis un peu breton par mon nom : Hervé. À mon époque, on se comptait sur les doigts d'une main. Et j'étais fier de mon prénom car il n'y en avait pas beaucoup. J'aime le côté indépendant et rock des Bretons !
Johnny m'avait dit : tu sais, on a tous voulu s'appeler Dick Rivers. Pour ce personnage du film Loving you… Il faut se rendre compte que c'était notre livre de chevet à l'époque, avec cette musique révolutionnaire. Mais le nom, bon, c'était un peu un hasard, je n'ai pas cherché pendant des heures. Ce qui nous plaisait, nous, c'était d'avoir un nom anglophone. Les « Chats Sauvages », comme les « Chaussettes noires » pour Eddy Mitchell, ça nous a été imposé. Mais on nous aurait demandé de prendre un coup de pied au cul on l'aurait fait, tellement on aimait cette musique.
Le Rock est mort le jour où Elvis est parti à l'armée. Après, oui, il y a la récup par des groupes anglais, et ils ont fait du bien à cette musique, sans doute. J'étais plus Rolling Stones que Beatles d'ailleurs. Bon… je déteste la nostalgie, mais j'ai vécu une période extraordinaire dans tous les domaines de la créativité. Tous les jours il se passait quelque chose. Jusqu'au début des années 70. Aujourd'hui…