Lire, c'est voyager; voyager, c'est lire.
Les révolutions ont un besoin de liberté, c'est leur but, et un besoin d'autorité, c'est leur moyen. La convulsion étant donnée, l'autorité peut aller jusqu'à la dictature et la liberté jusqu'à l'anarchie.
Il n'y a qu'une nécessité, la vérité; c'est pourquoi il n'y a qu'une force, le droit.
Le droit incarné, c'est le citoyen; le droit couronné, c'est le législateur.
Ecrire c'est faire; l'écrivain commet une action. L'idée exprimée est une responsabilité acceptée. C'est pourquoi l'écrivain est intime avec le style. Il ne livre rien au hasard. Responsabilité entraîne solidarité.
La grande chose de la démocratie, c'est la solidarité.
A cela rien à dire. Les peuples comme les astres ont le droit d'éclipse. Et tout est bien, pourvu que la lumière revienne et que l'éclipse ne dégénère pas en nuit.
Le duvet de la pêche, la cendre de la prune, le cristal radié de la neige, l'aile du papillon poudrée de plumes, sont des choses grossières auprès de cette chasteté qui ne sait pas même qu'elle est chaste.
Si l'on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens dans l'oeil du vieillard on voit de la lumière.
Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps.
On aime une femme comme on découvre un monde: en y pensant toujours.
Les coeurs sont le miroir obscur des firmaments; - Toutes nos passions reflètent les étoiles.
Par le déchirement magnifique des voiles - La nature constate et prouve l'unité; - Le rayon c'est l'amour, l'astre c'est la beauté. - Hyménée!
Fatal coeur, comme tu changes! - Lui sans elle, elle sans lui! - Et sur leurs fronts sans ennui - Ils ont la clarté des anges.
La prière est la soeur tremblante de l'amour; - Qui prie adore; aimer, c'est prier une femme; - Les deux lumières sont au fond la même flamme.
Il n'est sur cette terre, où tout passe à son tour, - Qu'une chose qui soit divine, et c'est l'amour!
Chacun a sa façon d'adorer Dieu. Saperlotte! la meilleure manière d'adorer Dieu, c'est d'aimer sa femme. Je t'aime! voilà mon catéchisme.
Le diable, qui est malin, s'est mis à haïr l'homme; l'homme, qui est plus malin, s'est mis à aimer la femme.
Je t'aime comme un être au-dessus de ma vie, - Comme une antique aïeule aux prévoyants discours, - Comme une soeur craintive, à mes maux asservie, - Comme un dernier enfant, qu'on a dans ses vieux jours!
La curiosité est une des formes de la bravoure féminine.
Petit mensonge, mensonge innocent, est-ce que cela existe? Mentir, c'est l'absolu du mal. Peu mentir n'est pas possible; celui qui ment, ment tout le mensonge; mentir, c'est la face même du démon.
Mentir, c'est la face même du démon; Satan a deux noms: Il s'appelle Satan et il s'appelle Mensonge.
On abat un rocher, on abat un chêne, on abat un chien; le meurtre commence à l'homme; l'homme peut seul être assassiné. L'idée de destruction ne prend un sens moral suprême qu'appliquée à l'humanité.
Plus il y a de vie, plus il y a de droit. Telle est la loi. Or, si l'homme meurt tout entier, d'où lui vient plus de droit qu'à la bête?
Soyons les serviteurs de l'Humanité; n'en soyons pas les prêtres. Lumière, oui; Encens, non. On n'arrive pas même à moitié chetnin si l'on s'arrête à l'homme. C'est un mauvais sacerdoce que celui qui ne va pas à Dieu.
Œuvres de Victor Hugo
A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849