L'amour est comme un arbre: il pousse de lui-même, jette profondément ses racines dans tout notre être, et continue souvent de verdoyer sur un coeur en ruines.
Le désespoir est entouré de cloisons fragiles qui donnent toutes sur le vice ou sur le crime.
Mais qu'est-ce donc que Voltaire? Voltaire, disons-le avec joie et tristesse, c'est l'esprit français.
Le véritable amour peut souffrir, mais non mourir.
Ah! n'en doutons pas, à travers les temps et les espaces, les âmes ont quelquefois des correspondances mystérieuses.
En vain le monde réel élève ses barrières entre deux êtres qui s'aiment; habitants de la vie idéale, ils s'apparaissent dans l'absence, ils s'unissent dans la mort.
La composition poétique résulte de deux phénomènes intellectuels, la méditation et l'inspiration. La méditation est une faculté, l'inspiration est un don.
La génération nouvelle a décidément jeté là le haillon classique, la guenille philosophique, l'oripeau mythologique. Elle a revêtu la robe virile, et s'est débarrassée des préjugés, tout en étudiant les traditions.
Un ennemi qu'on porte en terre n'est pas lourd.
L'opprobre est une lèpre et le crime une dartre.
Mon bras pressait ta taille frêle - Et souple comme le roseau; - Ton sein palpitait comme l'aile - D'un jeune oiseau.
Longtemps muets, nous contemplâmes - Le ciel où s'éteignait le jour. - Que se passait-il dans nos âmes? - Amour! Amour!
Comme un ange qui se dévoile, - Tu me regardais dans ma nuit, - Avec ton beau regard d'étoile, - Qui m'éblouit.
Aussi ne connaîtrait-il pas de but plus élevé, plus saint, plus auguste, que celui-là: concourir à l'abolition de la peine de mort.
Ames écloses hier, fanées aujourd'hui, pareilles à ces fleurs tombées dans la rue que toutes les boues flétrissent en attendant qu'une roue les écrase.
Il suffit d'une goutte de vin pour rougir tout un verre d'eau; pour teindre d'une certaine humeur toute une assemblée de jolies femmes, il suffit de la survenue d'une femme plus jolie, surtout lorsqu'il n'y a qu'un homme.
Les instincts de femmes se comprennent et se répondent plus vite que les intelligences d'hommes.
Dis aux siècles le nom de leur chef magnanime, - Qu'on lise sur ton front que nul laurier sublime - A des glaives français ne peut se dérober. - Lève-toi jusqu'aux cieux, portique de victoire, - Que le géant de notre gloire - Puisse passer sans se courber.
Esclave! apporte-moi des roses, - Le parfum des roses est doux!
Les timbaliers étaient passés.
Il court, il vole, il tombe, - Et se relève roi!
Fidèle enfin au sang qu'ont versé dans ma veine - Mon père vieux soldat, ma mère vendéenne.
Donnez, afin qu'un jour à votre heure dernière, - Contre tous vos péchés, vous ayez la prière - D'un mendiant puissant au Ciel!
Je n'enfoncerai pas la couronne d'épines - Que le vent du malheur met sur ses cheveux blancs!
Oh! demain, c'est la grande chose! - De quoi demain sera-t-il fait?
Œuvres de Victor Hugo
A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849