Auteur

Victor Hugo

La République est un principe, la République est un droit. La République est l'incarnation même du progrès. La République affirme le droit et impose le devoir.
O peuples, détrônez l'échafaud! Prends des pavés, prends des fourches, prends des pioches, retrousse ta manche, arrache de partout le poteau patibulaire! Lève-toi, sainte émeute de la vie contre la mort!
Nous devrons proportionner le châtiment, non au crime qui est grand, mais au criminel qui est petit.
Après que tout cela a passé devant moi, je suis dans l'exil, heureux d'y être, et je dis que l'Humanité a un synonyme: Egalité, et qu'il n'y a sous le ciel qu'une chose devant laquelle on doive s'incliner: le génie.
Une pensée contient toujours deux sortes de choses, celles qui y sont venues par inspiration, et celles qui y sont venues par alluvion.
Une fois ceux que j'aime en sûreté, qu'importe le reste: un grenier, un lit de sangle, une chaise de paille, une table et de quoi écrire, cela me suffit.
Dans ce moment de panique, je n'ai peur que de ceux qui ont peur.
Que d'éternelles et incurables douleurs dans la gaieté d'un bouffon! Quel lugubre métier que le rire!
Il y a quelque chose de plus grand pourtant que d'appartenir au monde, c'est de s'appartenir à soi-même.
Il est plus facile de renoncer à l'avenir qu'au passé. De là, la puissance indomptable du moi.
L'homme ne comprend et n'accepte l'immortalité qu'à la condition de se souvenir. Etre, pour la créature intelligente, c'est comparer.
Le meilleur du talent de l'orateur lui vient de la foule ou de l'assemblée. Pour que l'orateur soit grand et puissant, il faut que l'auditoire fasse la moitié du chemin.
La misère ne s'empreint pas seulement sur les vêtements; elle s'empreint sur la beauté. Cela se mêle au point qu'on pourrait dire que le vêtement devient maigre et le visage pauvre.
Je m'intéresse fort au progrès que peut faire cette petite architecture intérieure qu'on appelle l'ameublement.
Nous ne savons pas quelles épreuves nous pouvons avoir à traverser. Ce que nous entrevoyons est ténébreux. Gardons la justice avec nous. Le parti vainqueur ne vit qu'à la condition de faire ce que le parti vaincu avait promis.
Il y a des hommes qui sont faits pour la société des femmes, moi, je suis fait pour la société des enfants.
Il n'y a pas de petites attaques contre le droit. Le droit, c'est le coeur même de l'ordre. Blesser le droit, c'est tuer l'ordre.
Toutes les fois qu'une atteinte est faite au droit, même par vos amis, même contre vos ennemis, même pour vous servir, même pour vous défendre, législateurs, réprimez-la sévèrement.
Réprimez les infractions au droit, non seulement pour qu'elles soient réprimées dans le présent, mais encore pour qu'elles soient impossibles dans l'avenir.
La vraie et grande éloquence est celle dans laquelle, même aux moments calmes, on sent le grondement d'une foudre.
Ce qui est honteux, c'est de changer d'opinion pour son intérêt et que ce soit un écu ou un galon qui vous fasse brusquement passer du blanc au tricolore, et vice versa.
Mais l'isolement n'est pas possible en temps d'élections, pas plus que la solitude au milieu d'un champ de bataille.
Les minorités ont le droit d'avoir tort, elles sont violentes, pourquoi? Parce qu'elles sont faibles. Les majorités sont condamnées à avoir toujours raison.
Je mourrai peut-être dans l'exil, mais je mourrai accru. Tout est bien.
Etre, c'est être la somme de tout ce qu'on a été. L'homme ne comprend et n'accepte l'immortalité qu'à condition de se souvenir. Etre, pour la créature intelligente, c'est comparer perpétuellement ce qu'on a été avec ce qu'on est.

Œuvres de Victor Hugo

A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849