Auteur

Victor Hugo

Le plus beau des autels, disait-il, c'est l'âme d'un malheureux consolé qui remercie Dieu.
Trop heureux ceux à qui les belles - Font la violence d'aimer! - A quoi sert-il d'avoir des ailes, - Sinon pour les laisser plumer?
La neige fait au nord ce qu'au sud fait le sable.
Chez lui, le vers embrasse l'idée, s'y incorpore étroitement, la resserre et la développe tout à la fois, lui prête une figure plus svelte, plus stricte, plus complète, et nous la donne en quelque sorte en élixir.
Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ. - Elle allait à grands pas moissonnant et fauchant, - Noir squelette laissant passer le crépuscule. - Dans l'ombre où l'on dirait que tout tremble et recule, - L'homme suivait des yeux les lueurs de la faux.
Il contempla longtemps les formes magnifiques - Que la nature prend dans les champs pacifiques; - Il rêva jusqu'au soir; - Tout le jour il erra le long de la ravine, - Admirant tour à tour le ciel, face divine. Le lac, divin miroir.
L'amour, c'est la bêtise des hommes et l'esprit de Dieu.
Le bienfait a une adhérence visqueuse et répugnante qui vous ôte vos libres mouvements.
Le coeur se sature d'amour comme d'un sel divin qui le conserve; de là l'incorruptible adhérence de ceux qui se sont aimés dès l'aube de la vie, et la fraîcheur des vieilles amours prolongées.
A la jeunesse qui s'envole, - A la gloire, au plaisir frivole, - J'ai dit l'adieu fier de Caton.
Les méchants envient et haïssent; c'est leur manière d'admirer.
Tu sembles une note adorable ajoutée - Au concert qu'ici-bas l'âme écoute enchantée; - Car la femme est de tout le divin complément, - Car dans l'hymne éternel rien n'est faux, rien ne ment, - Et la nature, voix profonde, chante juste.
Il y a place pour toutes les affections dans le coeur comme pour toutes les étoiles dans le ciel.
L'Eglise affirme, la raison nie. Entre le oui du prêtre et le non de l'homme, il n'y a plus que Dieu qui puisse placer son mot.
Nul dans notre âge aveugle et vain de ses sciences, - Ne sait plier les deux genoux!
Mon coeur me dit que c'est ta fête - Je crois toujours mon coeur quand il parle de toi - Maman, que faut-il donc que ce coeur te souhaite? - Des trésors? Des honneurs? Des trônes? Non, ma foi! - Mais un bonheur égal au mien quand je te vois.
Je tâche que ma lettre soit une sorte de fenêtre par laquelle vous puissiez voir ce que je vois.
Je suis un grand regardeur de toutes choses, rien de plus, mais je crois avoir raison; toute chose contient une pensée; je tâche d' extraire la pensée de la chose. C'est une chimie comme une autre.
Les vieilles amitiés sont bavardes.
Brouiller la France avec l'Allemagne, c'était quelque chose; brouiller la France avec la Prusse, c'était tout.
Ce qu'avait été cette mort pour tant de braves, le coeur s'épouvante d'y songer, - Si quelque chose est effroyable, s'il existe une réalité qui dépasse le rêve, c'est ceci: vivre, voir le soleil, être en pleine possession de la force.
Le suprême bonheur de la vie, c'est la conviction qu'on est aimé; aimé pour soi-même, disons mieux, aimé malgré soi-même.
Deux êtres que dans l'ombre unit un saint mystère - Passent en s'aimant sur la terre - Comme deux exilés du ciel!
Ne vous suis-je pas frère autant que père? Je suis votre aîné dans la vie. Je vous conseille, c'est tout simple. Mais tout ce qui est à moi est à vous, chers enfants.
La cave du lion est effrayante, et l'aire - De l'aigle a je ne sais quel aspect de colère.

Œuvres de Victor Hugo

A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849