Auteur

Victor Hugo

Aimez et souffrez, espérez et contemplez. Malheur, hélas! à qui n'aura aimé que des corps, des formes, des apparences! La mort lui ôtera tout. Tâchez d'aimer des âmes, vous les retrouverez.
J'ai rencontré dans la rue un jeune homme très pauvre qui aimait. Son chapeau était vieux, son habit était usé; il avait les coudes troués; l'eau passait à travers ses souliers et les astres à travers son âme.
Quelle grande chose, être aimé! Quelle chose plus grande encore, aimer! Le coeur devient héroïque à force de passion. Il ne se compose plus de rien que de pur; il ne s'appuie plus sur rien que d'élevé et de grand.
Je t'adore ange et t'aime femme. - Dieu qui par toi m'a complété - A fait mon amour pour ton âme - Et mon regard pour ta beauté!
La liberté de la presse! Qu'en dire? N'est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot? Cette presse libre, honneur de l'esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle?
Pasteurs des peuples, conducteurs d'hommes, guides et maîtres, c'est là ce qu'étaient mes pères; et ce qu'ils étaient, je le suis!
Pays, Patrie, ces deux mots résument toute la guerre de Vendée; querelle de l'idée locale contre l'idée universelle, Paysans contre Patriotes.
Tous les penseurs, sans chercher - Qui finit ou qui commence, - Sculptent le même rocher - Ce rocher, c'est l'art immense.
Mon père, ce héros au sourire si doux, - Suivi d'un seul housard qu'il aimait entre tous, - Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille, - Parcourait à cheval, le soir d'une bataille, - Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Toutes les choses de la vie sont perpétuellement en fuite devant nous.
Je ne comprends pas qu'on ait peur du peuple souverain; le peuple, c'est nous tous; c'est avoir peur de soi-même.
Pissenlit. A la pointe d'un chalumeau, la sphère de graines blanches que le vent crève et emporte. Espèce de bulle de savon des prés qui semble avoir été soufflée par la terre.
Je tremble, et dans ma bouche abondent les paroles - Quand son nom gigantesque, entouré d'auréoles, - Se dresse dans mon vers de toute sa hauteur.
Une tour en rase campagne ressemble à un navire en pleine mer. elle doit être attaquée de la même façon. C'est plutôt un abordage qu'un assaut. Pas de canon. Rien d'inutile. A quoi bon canonner des murs de quinze pieds d'épaisseur.
Une idée fixe aboutit à la folie ou à l'héroïsme.
O chers êtres absents, on ne vous verra plus - Marcher au vent penchant des coteaux chevelus - Disant tout bas de douces choses!
La forme est essentielle et absolue: elle vient des entrailles mêmes de l'idée. Elle est le beau; et tout ce qui est le beau manifeste le vrai.
Il est impossible que deux têtes humaines conçoivent le même sujet absolument de même manière.
L'idée sans le mot serait une abstraction; le mot sans l'idée serait un bruit; leur jonction est leur vie.
Quelle rêverie ajuster à tous ces aboutissants mystérieux? Que de révélations abstruses, simultanées, balbutiantes, s'obscurcissant par leur foule même, sortes de bégaiements du verbe!
Voici la fête d'Olympie! - Tressez l'acanthe et le laurier! - Que les dieux confondent l'impie! - Que l'antique audace assoupie - Se réveille au coeur du guerrier!
L'amour des Anglais pour leur liberté se complique d'une certaine acceptation de la servitude d'autrui.
L'enfant doit être notre souci. Et savez-vous pourquoi? Savez-vous son vrai nom? L'enfant s'appelle l'avenir.
Dieu dénouera toute chaîne, - Car le passé se nomme haine. - Et l'avenir s'appelle amour.
Nous vivions cachés, contents, porte close, - Dévorant l'amour, bon fruit défendu; - Ma bouche n'avait pas dit une chose - Que déjà ton coeur avait répondu.

Œuvres de Victor Hugo

A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849