Les mots sont les passants mystérieux de l'âme.
Oui, brigand, jacobin, malandrin, - J'ai disloqué ce grand niais d'alexandrin.
Mes vers fuiraient, doux et grêles, - Vers votre jardin si beau, - Si mes vers avaient des ailes - Des ailes comme l'oiseau.
Vous qui pleurez, venez à ce Dieu, car il pleure. - Vous qui souffrez, venez à lui car il guérit. - Vous qui tremblez, venez à lui car il sourit. - Vous qui passez, venez à lui, car il demeure.
L'homme injuste est celui qui fait des contresens.
Je lisais. Que lisais-je? oh! le vieux livre austère, - Le poème éternel! - La bible? - Non, la terre.
La terre est au soleil ce que l'homme est à l'ange.
Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme.
J'aime l'araignée et j'aime l'ortie - Parce qu'on les hait; - Et que rien n'exauce et que tout châtie - Leur morne souhait.
O souvenirs! printemps! aurore!
O seigneur! ouvrez-moi les portes de la nuit, - Afin que je m'en aille et que je disparaisse.
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, - Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends. - ... - Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe, - Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Toujours l'homme en sa nuit trahi par ses veilleurs!
Le pâtre promontoire au chapeau de nuées ...
Tout est plein d'âmes.
Un affreux soleil noir d'où rayonne la Nuit.
L'idée, trempée dans le vers, prend soudain quelque chose de plus incisif et de plus éclatant. C'est le fer qui devient acier.
L'Angleterre toujours sera soeur de la France.
Si vous avez la force, il nous reste le droit.
En temps de révolution, prenez garde à la première tête qui tombe. Elle met le peuple en appétit.
Alors dans Besançon, vieille ville espagnole, - Jeté comme la graine au gré de l'air qui vole, - Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois - Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix.
Ce siècle avait deux ans! Rome remplaçait Sparte, - Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte, - Et du premier consul déjà, par maint endroit, - Le front de l'empereur brisait le masque étroit.
Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire, - Sa douce bonne foi, sa voix qui veux tout dire, - Ses pleurs vite apaisés.
Oh! l'amour d'une mère! amour que nul n'oublie! - Pain merveilleux qu'un dieu partage et multiplie! - Table toujours servie au paternel foyer! - Chacun en à sa part, et tous l'ont tout entier!
Tout souffle, tout rayon ou propice ou fatal, - Fait reluire et vibrer mon âme de cristal, - Mon âme aux mille voix, que le Dieu que j'adore - Mit au centre de tout comme un écho sonore!
Œuvres de Victor Hugo
A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849