J'ai tout essayé pour me soustraire, mais personne n'y est arrivé, on est tous des additionnés.
J'avais parfois peur car j'avais encore beaucoup de vie devant moi et quelle parole pouvais-je donner à moi-même, moi, pauvre homme, alors que c'est Dieu qui tient la gomme à effacer ?
Moi aussi j'aurais voulu être quelqu'un d'autre, j'aurais voulu être moi-même.
Parce qu'on ne peut pas vivre sans quelqu'un à aimer.
Il me faisait marrer, avec cette façon qu'il avait de répéter ça ne pardonne pas, ça ne pardonne pas, comme s'il y avait quelque chose qui pardonne.
Le nombre de femmes que j'aurais eues si je n'avais pas un python chez moi, c'est fou. L'embarras du choix, c'est l'angoisse.
La seule chose qu'elle ne voulait pour rien au monde, c'était le cancer, et là elle avait de la veine vu que c'était la seule chose qu'elle n'avait pas.
Elle a des yeux bruns d'une très jolie couleur, quand on ne fait pas attention au reste.
Moi je souriais, mais à l'intérieur j'avais envie de crever. Des fois je sens que la vie, c'est pas ça, c'est pas ça du tout, croyez-en ma vieille expérience.
Moi j'avais envie de crever mais on ne peut pas crever chaque fois qu'il y a une raison, on n'en finrait pas.
L'amour, tu sais, ce dont il a le plus besoin, c'est l'imagination. Il faut que chacun invente l'autre avec toute son imagination, avec toutes ses forces et qu'il ne cède pas un pouce de terrain à la réalité ; alors là, lorsque deux imaginations se rencontrent… Il n'y a rien de plus beau !
Je n'ai jamais imaginé qu'on pût être à ce point hanté par une voix, par un cou, par des épaules, par des mains. Ce que je veux dire, c'est qu'elle avait des yeux où il faisait si bon vivre que je n'ai jamais su où aller depuis.
Mais enfin, la véritable tragédie de Faust, ce n'est pas qu'il ait vendu son âme au diable. La véritable tragédie, c'est qu'il n'y a pas de diable pour vous acheter votre âme. Il n'y a pas preneur.
Je suis un de ces démocrates qui croient que le but de la démocratie est de faire accéder chaque homme à la noblesse.
Reconnaissez aussi que toutes les chaînes ne sont pas biologiques, qu'il en est qui sont notre propre oeuvre, et que l'on peut briser.
Je m'étais installé sous une porte cochère pour attendre que ça passe mais le temps est encore plus vieux que tout et il marche lentement.
Le patriotisme, c'est d'abord l'amour, le nationalisme, c'est d'abord la haine, le patriotisme, c'est d'abord l'amour des siens, le nationalisme, c'est d'abord la haine des autres
La haine, celle de l'impuissance, est en eux [les critiques d'extrême-droite], ce qui est naturel dans le nationalisme : le patriotisme, c'est d'abord l'amour, le nationalisme, c'est d'abord la haine, le patriotisme, c'est d'abord l'amour des siens, le nationalisme, c'est d'abord la haine des autres
J'aime tous les peuples, dit Dobranski, mais je n'aime aucune nation. Je suis patriote, je ne suis pas nationaliste.
Œuvres de Romain Gary
A la parution de son livre Les Cerfs-volants en 1980.Adieu Gary Cooper (1969)Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable (1975)Charge d'âme (1977)Chien blanc (1970)Clair de femme (1977)Education européenne (1945)Europa (1972)Gros-Câlin (1974) (sous le pseudonyme d'Emile Ajar)L' angoisse du roi Salomon (1979) (sous le pseudonyme d' Emile Ajar)L'Affaire homme (2005)L'angoisse du roi Salomon (1979) (sous le pseudonyme d'Emile Ajar)La Danse de Gengis Cohn (1965)La Danse de Gengis Cohn (1967)La Promesse de l' aube (1960)La Promesse de l'aube (1960)La Tête coupableLa nuit sera calme (1974)La vie devant soiLa vie devant soi (1975)