J'aime tous les peuples, dit Dobranski, mais je n'aime aucune nation. Je suis patriote, je ne suis pas nationaliste.

À lire aussi de Romain Gary

Le Temps, qui ne peut souffrir ce qui dure, a contre les livres une dent particulièrement féroce. Il craint par-dessus tout ces porteurs de germes, germes d'éternité où les idées demeurent vivantes et toujours prêtes à jaillir.
Les idées me font parfois penser aux graines trouvées sous les glaciers après des millénaires, qui redeviennent fécondes dès qu'elles sont rendues à l'air libre et à la lumière, et se remettent à vivre, à s'épanouir et à triompher.
Il avait malgré tout une croix de guerre avec étoile, ce qui n'était pas mal à l'époque, pour un biffin.
Je suis un de ces démocrates qui croient que le but de la démocratie est de faire accéder chaque homme à la noblesse.
La France ne peut pas perdre la guerre. C'est impossible. Elle ferma à demi un oeil au-dessus de sa cigarette: - Impossible n'est pas français dit-elle.
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Dans la même œuvre

Le patriotisme, c'est l'amour des siens. Le nationalisme, c'est la haine des autres.
Il n'y a pas d'art désespéré - le désespoir, c'est seulement un manque de talent.
Qu'est-ce que c'est, le fascisme ? - Je ne sais pas exactement. C'est une façon de haïr.
L'Europe a toujours eu les meilleures et les plus belles Universités du monde. C'est là que sont nées nos plus belles idées, celles qui ont inspiré nos plus grandes oeuvres : les notions de liberté, de dignité humaine, de fraternité.
La liberté est fille des forêts. c'est là qu'elle est née, c'est là qu'elle revient se cacher, quand ça va mal.