Œuvre

Gros-Câlin (1974) (sous le pseudonyme d'Emile Ajar)

L'appréciation, la satisfaction, l'amitié même que les gens peuvent témoigner à une vulgaire tasse de café, c'est pas croyable.
La tendresse a des secondes qui battent plus lentement que les autres.
Je sais qu'il existe aussi des amours réciproques, mais je ne prétend pas au luxe.
L'amour est peut-être la plus belle forme du dialogue que l'homme a inventé pour se répondre à lui-même.
L'embarras du choix, c'est l'angoisse.
Les sourires sont souvent tristes, il faut se mettre à leur place.
On ne sait pas assez que la faiblesse est une force extraordinaire et qu'il est très difficile de lui résister.
J'ai parfois l'impression que l'on vit dans un film doublé et que tout le monde remue les lèvres mais ça ne correspond pas aux paroles. On est tous post-synchronisés et parfois c'est très bien fait, on croit que c'est naturel.
Il y a une mortalité terrible chez les sentiments.
La vérité, c'est qu'il y a une quantité incroyable de gouttes qui ne font pas déborder le vase.
Je sais qu'il existe aussi des amours réciproques, mais je ne prétends pas au luxe.
Beaucoup de gens se sentent mal dans leur peau, parce que ce n'est pas la leur.
Quand on a attendu l'amour toute sa vie on n'est pas du tout préparé.
Moi aussi j'aurais voulu être quelqu'un d'autre, j'aurais voulu être moi-même.
Le nombre de femmes que j'aurais eues si je n'avais pas un python chez moi, c'est fou. L'embarras du choix, c'est l'angoisse.