Qu'est-ce donc que l'homme vertueux? C'est celui qui sait vaincre ses affections; car alors il suit sa raison, sa conscience; il fait son devoir; il se tient dans l'ordre, et rien ne peut l'en écarter.
Auteur
Jean-Jacques Rousseau
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Cet honnête ecclésiastique était un pauvre vicaire savoyard, qu'une aventure de jeunesse avait mis mal avec son évêque, et qui avait passé les monts pour chercher les ressources qui lui manquaient dans son pays.
L'excès du vin dégrade l'homme, aliène au moins sa raison pour un temps, et l'abrutit à la longue. Mais enfin le goût du vin n'est pas un crime; il en fait rarement commettre; il rend l'homme stupide et non pas méchant.
Resserrez donc le plus qu'il est possible le vocabulaire de l'enfant. C'est un très grand inconvénient qu'il ait plus de mots que d'idées, et qu'il sache dire plus de choses qu'il n'en peut penser.
Je ne conçois qu'une manière de voyager plus agréable que d'aller à cheval; c'est d'aller à pied. On part à son moment, on s'arrête à sa volonté, on fait tant et si peu d'exercice qu'on veut.
Nul de nous n'est assez philosophe pour savoir se mettre à la place d'un enfant.
Pour être quelque chose, pour être soi-même et toujours un, il faut agir comme on parle; il faut être toujours décidé sur le parti que l'on doit prendre, le reprendre hautement, et le suivre toujours.
Il ne faut point être avare et dur, ni plaindre la misère qu'on soulager; mais vous aurez beau ouvrir vos coffres, si vous n'ouvrez aussi votre coeur, celui des autres vous restera toujours fermé.
L'amour véritable est un feu dévorant qui porte son ardeur dans les autres sentiments, et les anime d'une vigueur nouvelle.
En effet, employer la voie de l'instruction pour corrompre une femme est de toutes les séductions la plus condamnable.
Otez l'idée de la perfection, vous ôtez l'enthousiasme; ôtez l'estime, et l'amour n'est plus rien.
L'amant qui loue en nous des perfections que nous n'avons pas les voit en effet telles qu'il les représente; il ne ment point en disant des mensonges: il flatte sans s'avilir, et l'on peut au moins l'estimer sans le croire.
Femme trop facile, voulez-vous savoir si vous êtes aimé? Examinez votre amant sortant de vos bras. O amour, si je regrette l'âme où l'on te goûte, ce n'est pas pour l'heure de la jouissance, c'est pour l'heure qui la suit.
Soyons toujours vrai au risque de tout ce qui en peut arriver. La justice elle-même est dans la vérité des choses.
S'il faut être juste pour autrui, il faut être vrai pour soi, c'est un hommage que l'honnête homme doit rendre à sa propre dignité.
L'esprit patriotique est un esprit exclusif, qui nous fait reconnaître comme ennemi tout autre que nos concitoyens. Tel était l'esprit de Sparte et de Rome.
Si l'amour favorise le projet qui m'occupe, il s'en présentera peut-être de meilleurs pour nous. O mon bon ami! la patience est amère, mais son fruit est doux.
Dans la liberté commune, nul n'a droit de faire ce que la liberté d'un autre lui interdit, et la vraie liberté n'est jamais destructive d'elle-même.
Réduit à moi seul, je me nourris, il est vrai, de ma propre substance, mais elle ne s'épuise pas...
Prenez du temps, donnez-m'en pour y penser, et sachez que le plus lent à promettre est toujours le plus fidèle à tenir.
On a de tout avec de l'argent hormis des moeurs et des citoyens.
J'ose presque dire que l'état de réflexion est un état contre nature et que l'homme qui médite est un animal dépravé.
Je veux chercher si, dans l'ordre civil, il peut y avoir quelque règle d'administration légitime et sûre, en prenant les hommes tels qu'ils sont et les lois telles qu'elles devraient être.
Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale; et nous recevons encore chaque membre comme partie indivisible du tout.
A prendre le terme dans la rigueur de l'acception, il n'a jamais existé de véritable démocratie, et il n'en existera jamais.
Œuvres de Jean-Jacques Rousseau
Considérations sur le gouvernement de Pologne (1770-1771)Correspondance, à M Le Prince de Beloselski , Paris, 27 mai 1775.Correspondance, à M. David Hume, 10 juillet 1766Correspondance, à M. MoultonCorrespondance, à M. Moulton (A propos de Voltaire)Correspondance, à M. PictetCorrespondance, à M. de MalesherbesCorrespondance, à M. de Malesherbes, 12 janvier 1762Correspondance, à Mgr l'Archevêque de ParisCorrespondance, à un jeune hommeDernière réponse, à M. Bordes (1752)DialogueDictionnaire de musique (1767)Discours contre les sciencesDiscours sur l'inégalité (1755)Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755)Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755), IIDiscours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755), NotesDiscours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755), Seconde partieDiscours sur l'économie politique (1755)