Réduit à moi seul, je me nourris, il est vrai, de ma propre substance, mais elle ne s'épuise pas...

À lire aussi de Jean-Jacques Rousseau

Je n'y pense jamais sans sentir combien sont trompeurs les jugemens fondés sur l'apparence, auxquels le vulgaire donne tant de poids, et combien souvent l'audace et la fierté sont du côté du coupable, la honte et l'embarras du côté de l'innocent.
Ses conversations, plus alarmantes que rassurantes, tendaient toutes à m'engager à la retraite.
D'un ton grave et d'un accent appuyé.
L'invention des autres arts fut donc nécessaire pour forcer le genre humain à s'appliquer à celui de l'agriculture.
Ne viendra-t-il donc jamais un homme sensé qui remarque la maligne adresse avec laquelle on parle de moi, soit directement soit indirectement, dans presque tous les livres modernes, sur un ton traîtreusement étranger, avec des allusions perfides, avec des rapprochements forcés, avec des citations ironiques, des phrases équivoques et louches et toujours évitant les applications directes, mais toutes conduisant avec art la malignité des lecteurs.Il n'y a que moi seul au monde qui se lève chaque jour avec la certitude parfaite de n'éprouver dans la journée aucune nouvelle peine et de ne pas se coucher plus malheureux.
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Dans la même œuvre

La jeunesse est le temps d'étudier la sagesse; la vieillesse est le temps de la pratiquer.
Suffit-il de n'être jamais injuste pour être toujours innocent?
Je m'aime trop moi-même pour pouvoir haïr qui que ce soit.
Un innocent persécuté prend longtemps pour un pur amour de la justice l'orgueil de son petit individu.
L'estime de soi-même est le plus grand mobile des âmes fières.