Les protestants sont en général mieux instruits que les catholiques. Ce doit être : la doctrine des uns exige la discussion, celle des autres la soumission. Le catholique doit adopter la décision qu'on lui donne; le protestant doit appendre à décider.
Œuvre
Les Confessions (édition posthume 1782-1789)
186 citations · Jean-Jacques Rousseau · sur Dicocitations ↗
Et dans ce monde et dans l'autre, les méchants sont toujours bien embarrassants.
Il faut bien mentir quelquefois quand on est évêque.
Il ne faut accorder aux sens quand on veut leur refuser quelque chose.
L'oisiveté me suffit, et, pourvu que je ne fasse rien, j'aime encore mieux rêver éveillé qu'en songe.
On dirait que mon coeur et mon esprit n'appartiennent pas au même individu.
Je ne sais rien voir de ce que je vois; je ne vois bien que ce que je me rappelle, et je n'ai de l'esprit que dans mes souvenirs.
Honnête homme ou vaurien, qu'importait cela, pourvu que j'allasse à la messe? Il ne faut pas croire, au reste, que cette façon de penser soit particulière aux catholiques, elle est celle de toute religion dogmatique où l'on fait l'essentiel, non de faire, mais de croire.
Faire route à pied par un beau temps, dans un beau pays, sans être pressé, et avoir pour terme de ma course un objet agréable: voilà de toutes les manières de vivre celle qui est le plus à mon goût.
Je sens mon coeur et je connais les hommes. Je ne suis fait comme aucun de ceux que j'ai vus ; j'ose croire n'être fait comme aucun de ceux qui existent. Si je ne vaux pas mieux, au moins suis-je autre...
Honnête homme ou vaurien, qu'importait cela, pourvu que j'allasse à la messe ?
Le remords s'endort devant un destin prospère, et s'aigrit dans l'adversité.
Je coûtai la vie à ma mère, et ma naissance fut le premier de mes malheurs.
Jamais mon coeur ni mes sens n'ont su voir une femme dans quelqu'un qui n'eût pas des tétons.
Elle est celle de toute religion dogmatique où l'on fait l'essentiel, non de faire, mais de croire.
Si mon sang allumé me demande des femmes, mon coeur ému me demande encore plus de l'amour.
Qu'il m'avait paru changé!... Ou mes yeux n'étaient plus les mêmes, ou la débauche avait abruti son esprit.
Sa grande adresse est de paraître me ménager en me diffamant et de donner encore à sa perfidie l'air de la générosité.
J'avais le bonheur d'avoir affaire à un adversaire pour lequel mon coeur plein d'estime pouvait, sans adulation, la lui témoigner.
Aussi simple et aussi novice qu'auparavant je ne restai pas même affriandé de jolies femmes.
Ses conversations, plus alarmantes que rassurantes, tendaient toutes à m'engager à la retraite.
Toutes ces réflexions aliénèrent enfin mon coeur de cette femme, au point de ne pouvoir plus la voir sans dédain.
Je n'avais plus de souci sur moi-même; d'autres s'étaient chargés de ce coin. Ainsi je marchais légèrement, allégé de ce poids.
Nous continuâmes notre voyage aussi allègrement que nous l'avions commencé.
On comprendra sans peine une de mes prétendues contradictions, celle d'allier une avarice presque sordide avec le plus grand mépris pour l'argent.