Et dis-toi qu'il n'y a pas de plus grand malheur que de laisser mourir le rire dans ton coeur.
Auteur
Jacques Higelin
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Ce qui est dit doit être fait - \r\nCe qui est fait était écrit - \r\nC'est comme ça - \r\nC'est la vie
Avant 50 ans on est jeune et beau, après on est beau.
Ceux qui ont peur de mourir, on souvent peur de vivre. Ils respirent prudemment en attendant la fin.
L'art permet cela, et c'est magnifique. Donner de la force et de l'espoir – alors que soi même, on doute parfois terriblement.
Ouvrir des fenêtres, écarter des carcans. C'est le plus beau rôle de l'artiste.
Ma devise: la vie est dure, il manquerait plus qu'elle soit molle.
Le jazz m'a formé. Il m'a ouvert les oreilles, et les portes du blues, du gospel ... De toutes les musiques.
Les enfants posent des questions que souvent les adultes ne se posent pas. Ou ne posent plus. Il arrive qu'on n'ait pas de réponse, mais leur curiosité ne s'étanche pas
On n'élève pas les enfants. On s'élève avec eux. On avance, on apprend.
Les enfants, c'est le devenir permanent. Le devenir de l'amour et de la vie.
La musique m'aide à ne pas être désespéré. Elle m'a rassuré. A fait sortir mes monstres. Elle m'a sauvé de tout.
C'est formidable d'être à la disposition de son destin. Sinon, que se passe-t-il ? Rien.
Se laisser guider par son instinct, suivre des chemins inconnus où tout devient important. Avoir le sentiment d'être de nouveau un enfant. Être curieux du monde et apprendre sans cesse. Tout a du sens quand on est comme cela, en voyage dans sa vie. Et qu'on s'est mis en route lorsqu'on était petit.
Y a tant d'folie et trop d'misère - \r\nTout c'qui a été dit reste à faire - \r\nC'est comme ça - \r\nMais pourquoi - \r\nOn laisse tourner l'monde à l'envers - \r\nSans prendre l'air, sans s'donner le temps - \r\nDe r'tourner - \r\nA l'endroit - \r\nOù il fait bon vivre
A ta dernière peur, comme un déserteur - \r\nDonne ta vie à mort - \r\nEt dis toi qu'il n'est pas de plus grand malheur - \r\nQue de laisser mourir le rire dans ton coeur\r\n\r\n
la mort est le berceau de la vie .
Rouler une galoche - \r\nà la santé de l'amour fou - \r\nPour compenser toutes ces taloches - \r\nQue la vie a filé
Tu es la beauté que j'adore - Car elle m'a appris à aimer - Et à comprendre la laideur - Qui est le miroir - \r\nOù je peux contempler Ma vérité.\r\n
Même quand j'ai joué du rock dur, à l'époque de BBH, j'ai toujours continué de faire rire le public. D'ailleurs, quel que soit le type de concert que j'ai pu faire, ma cohérence est beaucoup venue de mon attitude en scène.
Dans son bureau, René Simon m'avait prédit : « Un jour, tu joueras les hérauts. » L'une des phrases les plus justes qu'on m'ait jamais dites. Héraut, pas héros. Héraut, celui qui va porter les messages à voix haute. Et regarde-moi: je monte sur scène pour parler, chanter...
Je voudrais bien inventer des mots pour vous dire ce qui me dépasse, ce qui me trouble, pour vous dire cet amour.
Les murs ça n'effraie que ceux qui restent plantés devant ! Même si on s'écorche en grimpant, même si on se blesse en retombant... on se repose, on attend que le souffle revienne pour la prochaine escalade. Mais ne rien entreprendre parce que le mur semble trop haut, se dire qu'on n'y arrivera jamais, autant se flinguer.
J'suis mort qui, qui dit mieux - \r\nBen mon pauv'vieux, voilà aut'chose - \r\nJ'suis mort qui, qui dit mieux - \r\nMort le venin, coupée la rose - \r\nJ'ai perdu mon âme en chemin - \r\nQui qui la r'trouve s'la mette aux choses - \r\nJ'ai perdu mon âme en chemin - \r\nQui qui la r'trouve la jette aux chiens
Pourquoi mes chansons ont-elles toujours pris plus d'ampleur sur scène ? Parce que le public participe au spectacle. Il entre dans l'histoire, il l'écrit même en partie. S'il se déchaîne comme un océan, il fait de moi un bateau ivre, l'instrument d'une force qui me transcende, me mène à des états proches de la démence.
Œuvres de Jacques Higelin
Ce qui est dit doit être faitFlâner entre les intervallesInterview Le Parisien propos recueillis par Emmanuel Marolle| le 21 mars 2005Interview Libération par Guillaume Launay et Michel Becquembois — 18 février 2010Je suis mort qui qui dit mieuxJe vis pas ma vie, je la rêveL Comme BeautéLe Berceau de La VieLettres d'amour d'un soldat de vingt ansUn aviateur dans l'ascenseurÉmission télévisée Tout le monde en parle - Novembre 2000.