Ma devise: la vie est dure, il manquerait plus qu'elle soit molle.
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J'suis mort qui, qui dit mieux - \r\nBen mon pauv'vieux, voilà aut'chose - \r\nJ'suis mort qui, qui dit mieux - \r\nMort le venin, coupée la rose - \r\nJ'ai perdu mon âme en chemin - \r\nQui qui la r'trouve s'la mette aux choses - \r\nJ'ai perdu mon âme en chemin - \r\nQui qui la r'trouve la jette aux chiens
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Pourquoi mes chansons ont-elles toujours pris plus d'ampleur sur scène ? Parce que le public participe au spectacle. Il entre dans l'histoire, il l'écrit même en partie. S'il se déchaîne comme un océan, il fait de moi un bateau ivre, l'instrument d'une force qui me transcende, me mène à des états proches de la démence.
L'art permet cela, et c'est magnifique. Donner de la force et de l'espoir – alors que soi même, on doute parfois terriblement.
Tu es la beauté qui s'ignore / Oubliée dans la nuit des temps / Au fond de son île au trésor / Et qui attend le conquérant / Qui te délivrera du sort / Où t'ont jeté les impuissants.
Écrire des heures, comme possédé. Deux, trois, quatre versions du même texte. Six, sept, huit, pourquoi pas. Changer un mot, une virgule ; partir ailleurs. Pétrir encore. La nuit, beaucoup. Dans une chambre d'hôtel quelque part en province. Dans la bergerie du château d'Hérouville. Dans la cave devenue bureau d'une maison parisienne. À Pantin, dans l'abri de briques au fond du jardin. Au petit matin, des cahiers entiers emplis de mots, ou des feuilles volantes qui trouveront leur place dans des classeurs. Quelques fois, plusieurs classeurs sur un même thème.