A ta dernière peur, comme un déserteur - \r\nDonne ta vie à mort - \r\nEt dis toi qu'il n'est pas de plus grand malheur - \r\nQue de laisser mourir le rire dans ton coeur\r\n\r\n

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C'est formidable d'être à la disposition de son destin. Sinon, que se passe-t-il ? Rien.
Dans son bureau, René Simon m'avait prédit : « Un jour, tu joueras les hérauts. » L'une des phrases les plus justes qu'on m'ait jamais dites. Héraut, pas héros. Héraut, celui qui va porter les messages à voix haute. Et regarde-moi: je monte sur scène pour parler, chanter...
La camarde [ la mort ], j'y pense tout le temps, depuis toujours. Après tout, la première chanson que j'ai écrite et composée, à la fin des années soixante, s'intitulait : « Je suis mort, qui dit mieux ? »
Le style, ça compte beaucoup. Si les gens écrivent mal, c'est qu'ils ne pensent pas bien, c'est qu'ils n'ont pas d'ampleur. Tout le monde parle de la même chose finalement: l'amour, la vie, la mort, avec toutes les déclinaisons. Le style, c'est le groove de l'écriture, c'est le côté chantant. Que ce soit Genet, Rimbaud… Victor Hugo, ça chante! Chez lui, chaque phrase est un chef-d'œuvre, une envolée. Si tu oses prétendre être un poète ou un écrivain après ça… Moi, j'écris des chansons, c'est déjà pas mal…
Avant 50 ans on est jeune et beau, après on est beau.
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Et dis-toi qu'il n'y a pas de plus grand malheur que de laisser mourir le rire dans ton coeur.