On ne choisit pas son histoire. Elle t'est donnée sans que tu la cherches, et tu ne dois pas, tu ne peux pas la refuser.
Auteur
J. M. G. Le Clézio
174 citations · citations de J. M. G. Le Clézio sur Dicocitations ↗
· biographie ↗
Dans la rue, tout me semble écrit. La ville est une architecture d'écriture.
Les cailloux n'ont peur de rien. Ils n'ont pas peur de l'orage, de la mort, du soleil, de la mer. Les dents des cachalots déchirent tout, les hommes, les baleines, les navires, mais elles se brisent sur les cailloux.
Ca me fait quelque chose quand les jours s'allongent, que la lumière grandit et que le soleil se couche de plus en plus à l'ouest, au-dessus des collines, comme s'il allait faire le tour complet de l'horizon.
Les yeux sont des moteurs, pour aller dans l'autre sens, vers le futur, vers les pays inconnus, vers les rêves, les choses de cette nature.
L'île, pour moi, c'est un cul-de-sac sans espoir, l'endroit qu'on ne peut pas dépasser, après quoi il n'y a plus rien. L'océan, c'est l'oubli.
L'île est la certitude de l'irrédemption. La preuve de l'incapacité. L'île est le dernier ponton, la dernière escale avant rien.
Ce qui me tue, dans l'écriture, c'est qu'elle est trop courte. Quand la phrase s'achève, que de choses sont restées au-dehors !
Le silence est l'aboutissement suprême du langage et de la conscience.
C'est cela le travail du cinéma, de nous montrer l'inachevé dans le temporel, l'infini dans l'éphémère.
C'était cela, la vie, cette descente continue vers le néant tout tombait, l'univers n'était qu'un immense, qu'un extatique engloutissement.
Elle a l'impression d'être dans la compagnie d'un géant, d'un homme qui peut ouvrir un chemin dans n'importe quel désordre du monde.
Tout était si long, si lent, avançant le long de son sillon sur la mer sans fin, à la fois différent et toujours le même.
Un jour, Mondo avait très envie d'écrire des lettres et il avait décidé de chercher quelqu'un pour lui apprendre à lire et à écrire.
Chaque chose porte en soi son infini. Mais cet infini a un corps, il n'est pas une idée.
On ne mourait pas sous les bombes des Anglais et des Américains. Mais on mourait petit à petit, de ne pas manger, de ne pas respirer, de ne pas être libre, de ne pas rêver.
La lumière est très belle et éblouissante comme le bonheur.
Les autres n'attendent que des paroles, ou bien des actes, des preuves, mais lui, le Hartani, il regarde Lalla, avec son beau regard de métal sans rien dire, et c'est dans la lumière de son regard qu'on entend ce qu'il dit, ce qu'il demande.
Chaque après-midi, quand le jour décline, je suis à la poupe du navire, et je regarde le sillage qui brille. C'est l'instant que je préfère, quand tout est paisible, et le pont désert, à part le timonier et un marin qui surveille la mer.
Le crépuscule est un breuvage qui enivre et endort la terre et le ciel.
Quand je suis parti, c'était pour arrêter le rêve, pour que la vie commence. J'irai au bout de ce voyage, je sais que je dois trouver quelque chose.
Je n'ai pas besoin d'aller plus loin. Maintenant je sais que je suis enfin arrivée au bout de mon voyage. c'est ici, et nulle part ailleurs.
Elle essayait de rejoindre le temps passé, quand ils étaient couchés dans le sable de la dune, et qu'ils pouvaient croire que tout serait facile, que cela durerait toute leur vie.
C'est le moment où le silence est si grand que tout peut arriver.
Les fleuves lavent l'Histoire, c'est connu. Ils font disparaître les corps, rien ne reste très longtemps sur leurs berges.
Œuvres de J. M. G. Le Clézio
Ballaciner (2007)Chanson bretonne suivi de L'enfant et la guerre (2020)Coeur brûlé et autres romancesDésert (1980)Etoile errante (1992)Etoile errante (1992), HélèneHaï (1971)Histoire du pied et autres fantaisies (2011)J. M. G. Le Clézio, 6 septembre 2012, dans La lugubre élucubration de Richard Millet site du Nouvel Observateur, paru le 6 septembre 2012Jounal de l'an 1Journal de l'an 1L'Extase matérielle (1967)L'inconnu sur la Terre (1978)La Fièvre (1965)La GuerreLa Guerre (1970)La Ronde et autres faits divers (1982)La Ronde et autres faits divers (1982), Le jeu d'AnneLe Chercheur d'or (1985)Le Déluge (1966)