Œuvre

L'inconnu sur la Terre (1978)

Par le langage, l'homme s'est fait le plus soltaire des êtres du monde, puisqu'il s'est exclu du silence.
Les mots ne veulent pas dirent les sentiments, les passion ou les obsessions. Cela ne les interesse pas. Ils vibrent et tremblent comme des oiseaux avant de crier.
Contre l'avidité des marchands, contre l'ignorance et la méchanceté des nantis, contre la stupidité guerrière des nations qui organisent les tueries et les famines, les peuples pauvres ont cet invincible pouvoir: le silence, la lumière.
Vivre, connaître la vie, c'est le plus léger, le plus subtil des apprentissages. Rien à voir avec le savoir.
Écrire seulement sur les choses qu'on aime. Écrire pour lier ensemble, pour rassembler les morceaux de la beauté. Alors les arbres qui sont les mots, les rochers, l'eau, les étincelles de lumière qui sont dans les mots, ils s'allument, ils brillent à nouveau, ils sont purs, ils s'élancent, ils dansent !