Les yeux sont des moteurs, pour aller dans l'autre sens, vers le futur, vers les pays inconnus, vers les rêves, les choses de cette nature.
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On ne mourait pas sous les bombes des Anglais et des Américains. Mais on mourait petit à petit, de ne pas manger, de ne pas respirer, de ne pas être libre, de ne pas rêver.
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À lire aussi de J. M. G. Le Clézio
L'au-delà, qu'il soit métaphysique ou qu'il soit social, ramène l'homme dans cette situation d'affiliation qui est une sécurité.
L'île, pour moi, c'est un cul-de-sac sans espoir, l'endroit qu'on ne peut pas dépasser, après quoi il n'y a plus rien. L'océan, c'est l'oubli.
L'on est pris dans la stupeur des soirées d'enfance, comme dans de la glu ; et l'on se noie au milieu du brouillard, après quelque repas, en face d'une assiette décorée de houx, étrangement vide, où traînent encore des plaques de potage. Puis viendra le temps des berceaux, et l'on meurt étouffé dans les langes, suffoquant de petitesse et de rage.
Chaque chose porte en soi son infini. Mais cet infini a un corps, il n'est pas une idée.
Dans la même œuvre
On ne choisit pas son histoire. Elle t'est donnée sans que tu la cherches, et tu ne dois pas, tu ne peux pas la refuser.
Elle a l'impression d'être dans la compagnie d'un géant, d'un homme qui peut ouvrir un chemin dans n'importe quel désordre du monde.
Elle essayait de rejoindre le temps passé, quand ils étaient couchés dans le sable de la dune, et qu'ils pouvaient croire que tout serait facile, que cela durerait toute leur vie.
Les fleuves lavent l'Histoire, c'est connu. Ils font disparaître les corps, rien ne reste très longtemps sur leurs berges.