Auteur

Grégoire Delacourt

L'argent ne fait pas le bonheur mais le bonheur se paye.
Les hommes savent les désastres que certains mots déclenchent dans le coeur des filles: et nous, pauvres idiotes, nous pâmons et tombons dans le piège, excitées qu'un homme nous en ait enfin tendu un.
Elle gardait les mots en elle, comme s'ils étaient rares. Nous conjuguions le silence elle et moi: regards, gestes, soupirs en lieu et place de verbes, sujets, compléments.
La convoitise brûle tout sur son passage.
Il n'y a que dans les livres que l'on peut changer de vie. Que l'on peut tout effacer d'un mot. Faire disparaître le poids des choses. Gommer les vilénies et au bout d'une phrase, se retrouver soudain au bout du monde.
Quand on est très petit, la longueur des bras permet juste d'atteindre le coeur de ceux qui nous embrassent. Quand on est grand, de les maintenir à distance.
Les failles finissent toujours par s'agrandir.
Les gens sont seuls avec leur téléphone, ils lancent des milliers de mots dans le vide de leurs vies.
Réaliser les rêves des autres, c'était prendre le risque de les détruire.
Je pense que tout ce qui vient du passé n'est pas dépassé.
Les mots, j'aime bien. J'aime bien les phrases longues, les soupirs qui s'éternisent. J'aime bien quand les mots cachent parfois ce qu'ils disent; ou le disent d'une manière nouvelle.
Vous voyez, on se ment toujours. Parce que l'amour ne résisterait pas à la vérité.
Moi les mots, j'aime bien. J'aime bien les phrases longues, les soupirs qui s'éternisent. J'aime bien quand les mots cachent parfois ce qu'ils disent; ou le disent d'une manière nouvelle.
Je m'étais préparée à vieillir à ses côtés sans qu'il ne m'ait jamais dit de mots jolis, une phrase fleurie, vous savez, ces idioties qui font chavirer le coeur des filles et les rendent fidèles pour toujours.
Mon père se taisait parce qu'il savait que si les mots peuvent guérir, ils peuvent aussi blesser, détruire. Et nous n'osions poser de questions.
Si on dit qu'un bonheur n'arrive jamais seul, les ennuis, eux, arrivent toujours en bande.
On doit apprendre à écouter, et non seulement ses mots, mais son corps, sa vitesse, sa force, sa faiblesse et ses silences qui déséquilibrent; on doit perdre un peu de soi pour se retrouver dans l'autre.
Il aimait ses failles de porcelaine. Ses chutes. Toutes ces choses brisées à l'intérieur, comme chez lui. Ces choses peut être, comme l'écrivait Follain, qui attendent que les délivre une écriture.
Le silence aussi possède la violence des mots.
Le sucre fait grossir et fondre la douleur.
L'amour filial est terrifiant; son but est la séparation.
Ce qu'on a vécu de beau devient-il laid parce que la personne qui embellissait votre vie vous a trahi ?
Les femmes ce sont les doigts et la main la passion.
On devrait être vu comme on se voit : dans la bienveillance de l'estime de soi.
Il y a des malheurs si lourds qu'on est obligé de les laisser partir. On ne peut pas tout garder, tout retenir.

Œuvres de Grégoire Delacourt

L'Ecrivain de la famille (2011)La Liste de mes envies (2012)La première chose qu' on regarde (2013)La première chose qu'on regarde (2013)Les Quatre Saisons de l'été (2015)On ne voyait que le bonheur (2014)