On doit apprendre à écouter, et non seulement ses mots, mais son corps, sa vitesse, sa force, sa faiblesse et ses silences qui déséquilibrent; on doit perdre un peu de soi pour se retrouver dans l'autre.
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Il y a des malheurs si lourds qu'on est obligé de les laisser partir. On ne peut pas tout garder, tout retenir.
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Réaliser les rêves des autres, c'était prendre le risque de les détruire.
Avec l'expression un feu de paille, j'ai compris que même lorsqu'ils étaient jolis ou campagnards, les mots pouvaient être cruels.
Il n'a pas été enlevé, il m'a enlevée de lui, il m'a extraite, amputée, effacée de lui, c'est tout.
Si on dit qu'un bonheur n'arrive jamais seul, les ennuis, eux, arrivent toujours en bande.
Dans la même œuvre
L'argent ne fait pas le bonheur mais le bonheur se paye.
Les hommes savent les désastres que certains mots déclenchent dans le coeur des filles: et nous, pauvres idiotes, nous pâmons et tombons dans le piège, excitées qu'un homme nous en ait enfin tendu un.
Elle gardait les mots en elle, comme s'ils étaient rares. Nous conjuguions le silence elle et moi: regards, gestes, soupirs en lieu et place de verbes, sujets, compléments.
La convoitise brûle tout sur son passage.
Il n'y a que dans les livres que l'on peut changer de vie. Que l'on peut tout effacer d'un mot. Faire disparaître le poids des choses. Gommer les vilénies et au bout d'une phrase, se retrouver soudain au bout du monde.