Mon père se taisait parce qu'il savait que si les mots peuvent guérir, ils peuvent aussi blesser, détruire. Et nous n'osions poser de questions.

À lire aussi de Grégoire Delacourt

Elle gardait les mots en elle, comme s'ils étaient rares. Nous conjuguions le silence elle et moi : regards, gestes, soupires en lieu et place de sujets, verbes, compléments.
Moi, les mots j'aime bien. J'aime bien les phrases longues, les soupirs qui s'éternisent. J'aime bien quand les mots cachent parfois ce qu'ils disent ou le disent d'une manière nouvelle.
Il ne reste de ceux qui nous manquent que le manque justement que nous avons d'eux.
Nous nous aimions entre les mots et entre les lignes, dans les silences et les regards, dans les gestes les plus simples.
Moi les mots, j'aime bien. J'aime bien les phrases longues, les soupirs qui s'éternisent. J'aime bien quand les mots cachent parfois ce qu'ils disent; ou le disent d'une manière nouvelle.
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Dans la même œuvre

Quand on est très petit, la longueur des bras permet juste d'atteindre le coeur de ceux qui nous embrassent. Quand on est grand, de les maintenir à distance.
Les failles finissent toujours par s'agrandir.
Si on dit qu'un bonheur n'arrive jamais seul, les ennuis, eux, arrivent toujours en bande.
Papa, est-ce qu'on choisit sa vie ou est-ce que c'est elle qui choisit ? Réponds-moi, c'est important.
L'amour, c'est un mot pour après. Quand on ne fourre plus et qu'il faut bien vivre ensemble.