Œuvre
Les Quatre Saisons de l'été (2015)
Les fleurs et les rêves des hommes repoussent toujours.
Ce qu'il y a de bien dans le malheur, chantait Léo Ferré, c'est que c'est toujours le malheur des autres.
Les chagrins d'amour sont aussi une forme d'amour.
N'est-ce pas qu'ils sont drôles les mots. On tombe amoureuse, puis on tombe enceinte, puis on tombe de haut.
L'amour est d'avoir toujours quelque chose devant soi, un nouveau matin, puis un autre encore.
Plus on se rapproche des choses, plus le mystère s'en éloigne.
Les hommes sont des voleurs qui ne gardent pas leur butin.
C'est toujours la même histoire, en temps de guerre comme en temps de paix, en été comme en hiver, cette nécessité de ne pas être seul. Cet appétit d'être aimé.
Mes journées ont le parfum poussiéreux et étouffant de l'ennui.
Nous nous aimions entre les mots et entre les lignes, dans les silences et les regards, dans les gestes les plus simples.