Pourquoi est-ce lorsqu'on les perd qu'on croise enfin ceux qui nous ont manqué ?
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C'est toujours la même histoire, en temps de guerre comme en temps de paix, en été comme en hiver, cette nécessité de ne pas être seul. Cet appétit d'être aimé.
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Il ne reste de ceux qui nous manquent que le manque justement que nous avons d'eux.
Et si la désobéissance était le début de la paix ? Désobéir, décider, au risque de mettre sa vie en danger, et si c'était le danger, justement, que se trouvait le salut ? La dignité de soi. Les retrouvailles de soi.
La douleur, c'est comme un corps étranger. On finit par fabriquer une coque, pour ne plus la sentir. Mais on ne peut pas guérir de ce qu'on ne sent pas.
L'amour, c'est un mot pour après. Quand on ne fourre plus et qu'il faut bien vivre ensemble.
Dans la même œuvre
Les fleurs et les rêves des hommes repoussent toujours.
Ce qu'il y a de bien dans le malheur, chantait Léo Ferré, c'est que c'est toujours le malheur des autres.
Les chagrins d'amour sont aussi une forme d'amour.
N'est-ce pas qu'ils sont drôles les mots. On tombe amoureuse, puis on tombe enceinte, puis on tombe de haut.
L'amour est d'avoir toujours quelque chose devant soi, un nouveau matin, puis un autre encore.