Auteur

Edouard Philippe

La stratégie du gouvernement est de retarder le pic de l’épidémie [ Coronavirus ], afin de ne pas engorger les services de réanimation des hôpitaux.
La meilleure façon de freiner la propagation du virus [ Coronavirus ], ce sont des gestes simples
Notre objectif, ce n'est évidemment pas de créer la psychose, mais c'est de bien expliquer aux Françaises et aux Français qu'il faut faire en sorte de ne pas accélérer cette progression [ Coronavirus ].
Pour limiter la circulation du virus [ Coronavirus ], il est intéressant de faire en sorte que les enfants ne soient pas rassemblés en trop grand nombre, et donc, de fermer l’école. C’est la raison pour laquelle nous prenons cette mesure. Aussi longtemps que nécessaire. Il est probable, en effet, que le premier point de rendez-vous sera les vacances de Pâques qui arrivent dans trois semaines pour certaines zones.
Grâce aux instruments par Internet, grâce aux Centre National d’Enseignement à Distance (CNED), nous allons être capables de proposer une façon de ne pas perdre le contact avec la classe, une façon de ne pas perdre le contact avec l’étude, c’est très important. C’est ça, aussi garantir la continuité de la vie de la nation.
Pour ralentir la circulation du coronavirus sur tout le territoire, les rassemblements de plus de 100 personnes ne seront pas autorisés.
Nous devons absolument limiter les déplacements, les réunions et le contacts. À partir de minuit, les restaurants, discothèques, cafés et cinémas fermeront leurs portes jusqu'à nouvel ordre. Les lieux de culte resteront ouverts mais les cérémonies devront être reportées.
La meilleure façon de stopper la propagation de l'épidémie [ coronavirus ], c'est la distanciation spatiale. Je sais que c'est un terme qui nous rebute. Après les annonces du président, jeudi soir, vendredi et ce [samedi] matin, je suis sorti et nous avons vu trop de gens dans les cafés et les restaurants. Cela me réjouirait en temps normal, mais pour quelques semaines, ce n'est pas ce que nous devons faire.
La lecture, recours contre le quotidien et la pression du court terme. Lieu privilégié, jardin secret.
Appelez cela de l'égoïsme ou de la possessivité si vous voulez mais le fait est là : je ne donne pas mes livres. Et je les prête encore moins, même à mes meilleurs amis, pour respecter le vieil adage selon lequel un livre prêté est un livre perdu.
Le savoir est une arme, la bibliothèque est un arsenal.
Offrir un livre, c'est transmettre une partie de soi.
Offrir un livre n'est jamais neutre, et peut, entre deux individus être l'instrument d'une transmission immatérielle, parfois indicible mais puissante.
Que serait une vie sans la lecture, sans cette sédimentation imparfaite et aléatoire d'expériences, de connaissances et de sensations qui s'additionnent et s'assemblent de façon unique pour s'y ajouter et pour l'embellir ? Lire, c'est accéder à des expériences inconcevables - et bien souvent non souhaitables ! - et éprouver des sentiments extrêmes mais qui font partie de l'expérience totale de l'humanité.
Personne n'en sort indemne. Personne ne peut prétendre que ses lectures n'ont pas influencé sa vie, dans les petites choses comme dans les grands instants et au moment des choix essentiels.
Le vrai miroir d'un lecteur est sa bibliothèque.
Mais pourquoi se priver de cette profondeur, de cette épaisseur et de cette distance que procure la lecture ?
Plus j’avance dans ma vie et dans mes lectures, plus je me désole, souvent avec consternation, parfois avec délectation, de ce que je n’ai pas encore lu, de ce qui me reste à lire et de ce que je ne lirai probablement jamais.
Une bibliothèque est comme le « lieu de mémoire » de notre existence. Elle nous chuchote d’anciennes joies, murmure nos lacunes et trahit des promesses de lecture.
Écrire, c'est aimer lire encore un peu plus.
Lire, c'est prendre de la distance, acquérir une vision, se constituer tout au long de sa vie.
Parce qu’il faut faire le pari, lecteur, mon frère, qu’avec la lecture viendra l’intelligence, et la distance, et que la liberté de lire et de connaître produiront, in fine, plus de bien que l’ignorance. C’est un pari, sur la liberté et sur l’homme.
Beaucoup de livres, beaucoup de liberté, beaucoup de discussions familiales, mais pas de télé. Tenir les enfants loin de la nourrice médiatique et de l'abrutissement qu'elle peut provoquer constituait un objectif pédagogique.
Entré en lecture, mais pas encore amoureux des livres. On peut être baptisé à la naissance et ne jamais avoir la foi. Lire exige d'abord un apprentissage puis un déclic d'une autre nature, qui demeure bien souvent un mystère. L'expliquer me semble vain. Comment expliquer l'amour ?
La lecture a donc été pour les femmes au cours de l’histoire un acte libérateur, et même subversif en des temps où elles étaient juridiquement et socialement minorées.

Œuvres de Edouard Philippe

Dans l'ombre de Gilles Boyer et Édouard Philippe (2011)Des hommes qui lisent (2017)Déclaration réalisée depuis le ministère de la Santé, le 14 mars 2020Le premier ministre s'exprime sur l'épidémie du coronavirus, au journal télévisé de 13 heures sur TF1, le 13 mars 2020Tweet d’Édouard Philippe, le 07/04/2020Émission spéciale coronavirus intitulée, Face à la crise, le 2 avril 2020