La lecture, recours contre le quotidien et la pression du court terme. Lieu privilégié, jardin secret.
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Appelez cela de l'égoïsme ou de la possessivité si vous voulez mais le fait est là : je ne donne pas mes livres. Et je les prête encore moins, même à mes meilleurs amis, pour respecter le vieil adage selon lequel un livre prêté est un livre perdu.
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À lire aussi de Edouard Philippe
Écrire, c'est aimer lire encore un peu plus.
Un politique ne vit que lorsqu’il est regardé, lorsqu’il est écouté, et lorsqu’il doit convaincre : que sa position est la bonne, que ses idées sont les plus justes, qu’il est le meilleur, ou le plus fort, ou le plus drôle, et qu’il fait la différence. Je n’en connais pas qui se pense inutile. Ou qui conçoive que quelqu’un d’autre ferait mieux. Aussi bien, c’est peu envisageable. Mieux, c’est impossible.
Beaucoup de livres, beaucoup de liberté, beaucoup de discussions familiales, mais pas de télé. Tenir les enfants loin de la nourrice médiatique et de l'abrutissement qu'elle peut provoquer constituait un objectif pédagogique.
Le déconfinement, ce n’est pas pour demain matin. C’est la logique de confinement qui doit prévaloir, au moins jusqu’au 15 avril et probablement pour plus longtemps.
Dans la même œuvre
La lecture, recours contre le quotidien et la pression du court terme. Lieu privilégié, jardin secret.
Le savoir est une arme, la bibliothèque est un arsenal.
Offrir un livre, c'est transmettre une partie de soi.
Offrir un livre n'est jamais neutre, et peut, entre deux individus être l'instrument d'une transmission immatérielle, parfois indicible mais puissante.
Que serait une vie sans la lecture, sans cette sédimentation imparfaite et aléatoire d'expériences, de connaissances et de sensations qui s'additionnent et s'assemblent de façon unique pour s'y ajouter et pour l'embellir ? Lire, c'est accéder à des expériences inconcevables - et bien souvent non souhaitables ! - et éprouver des sentiments extrêmes mais qui font partie de l'expérience totale de l'humanité.