Il restera toujours des milliers d'oeuvres à découvrir, d'univers à aborder et de mondes à explorer. On sait que ces livres existent et qu'ils en valent la peine. On attend le bon moment, l'envie, l'occasion. On les lira un jour. Peut-être.
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Que serait une vie sans la lecture, sans cette sédimentation imparfaite et aléatoire d'expériences, de connaissances et de sensations qui s'additionnent et s'assemblent de façon unique pour s'y ajouter et pour l'embellir ? Lire, c'est accéder à des expériences inconcevables - et bien souvent non souhaitables ! - et éprouver des sentiments extrêmes mais qui font partie de l'expérience totale de l'humanité.
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À lire aussi de Edouard Philippe
Il y a 4 producteurs en France de masques chirurgicaux, c'est peu, mais c'est déjà ça. Il y a des pays dans lesquels il n'y a plus de producteurs de masques et ils se retrouvent dans une situation plus délicate que nous.
La crise sanitaire va devenir une crise économique parce que le coup de frein est si brutal et durable qu'il va falloir aider le pays à redémarrer.
Lire, c'est prendre de la distance, acquérir une vision, se constituer tout au long de sa vie.
Accéder à la lecture, c'est se doter d'une arme formidable : le droit d'imaginer, le droit de penser par soi-même et le droit de savoir.
Dans la même œuvre
La lecture, recours contre le quotidien et la pression du court terme. Lieu privilégié, jardin secret.
Appelez cela de l'égoïsme ou de la possessivité si vous voulez mais le fait est là : je ne donne pas mes livres. Et je les prête encore moins, même à mes meilleurs amis, pour respecter le vieil adage selon lequel un livre prêté est un livre perdu.
Le savoir est une arme, la bibliothèque est un arsenal.
Offrir un livre, c'est transmettre une partie de soi.
Offrir un livre n'est jamais neutre, et peut, entre deux individus être l'instrument d'une transmission immatérielle, parfois indicible mais puissante.