Œuvre

Émission spéciale coronavirus intitulée, Face à la crise, le 2 avril 2020

L'hôpital est soumis à une pression considérable. Il tient encore par un engagement humain exceptionnel. Avec de très nombreuses difficultés, je ne les cache pas. Il tient parce que, tous ensemble, nous nous battons et nous ne relâchons pas l’effort sur le confinement.
Nous sommes dans un combat long, dur, mais la digue tient et nous devons tous ensemble faire en sorte qu'elle continue à tenir. Notre système hospitalier tient, il faut être collectivement à la hauteur de la tâche. Il faut respecter les consignes.
Le déconfinement, ce n’est pas pour demain matin. C’est la logique de confinement qui doit prévaloir, au moins jusqu’au 15 avril et probablement pour plus longtemps.
Le déconfinement, ce n’est pas pour demain matin.
Ce déconfinement ne pourra intervenir que de façon progressive, pour éviter que, ensuite, nous soyons frappés par une deuxième vague qui nous obligerait à reprendre des mesures de confinement.
La crise sanitaire va devenir une crise économique parce que le coup de frein est si brutal et durable qu'il va falloir aider le pays à redémarrer. Nous devons nous organiser pour que le pays tienne, pour que les entreprises subsistent et pour qu'un plan de relance national, européen je l'espère, puisse permettre à l'ensemble de l'économie mondiale de repartir. Mais cela ne passera pas, je pense, par une augmentation des impôts.
La crise sanitaire va devenir une crise économique parce que le coup de frein est si brutal et durable qu'il va falloir aider le pays à redémarrer.
Il y a 4 producteurs en France de masques chirurgicaux, c'est peu, mais c'est déjà ça. Il y a des pays dans lesquels il n'y a plus de producteurs de masques et ils se retrouvent dans une situation plus délicate que nous.
Nous avons demandé à plusieurs équipes de travailler sur cette question en étudiant l’opportunité, la faisabilité d’un déconfinement qui serait régionalisé, qui serait sujet à une politique de test, en fonction, qui sait, de classes d’âge.