La meilleure façon de stopper la propagation de l'épidémie [ coronavirus ], c'est la distanciation spatiale. Je sais que c'est un terme qui nous rebute. Après les annonces du président, jeudi soir, vendredi et ce [samedi] matin, je suis sorti et nous avons vu trop de gens dans les cafés et les restaurants. Cela me réjouirait en temps normal, mais pour quelques semaines, ce n'est pas ce que nous devons faire.
❧
L'hôpital est soumis à une pression considérable. Il tient encore par un engagement humain exceptionnel. Avec de très nombreuses difficultés, je ne les cache pas. Il tient parce que, tous ensemble, nous nous battons et nous ne relâchons pas l’effort sur le confinement.
◆
À lire aussi de Edouard Philippe
Plus j’avance dans ma vie et dans mes lectures, plus je me désole, souvent avec consternation, parfois avec délectation, de ce que je n’ai pas encore lu, de ce qui me reste à lire et de ce que je ne lirai probablement jamais.
Du reste, quand on fait de la politique, si on n'est même pas capable de s'assurer un résultat tout au moins dans son parti, il est urgent de penser, soit à changer de parti, soit à changer de métier.
Pour ralentir la circulation du coronavirus sur tout le territoire, les rassemblements de plus de 100 personnes ne seront pas autorisés.
Et Dante avait raison. Au commencement était l'Enfer. Mais l'Enfer n'est que le commencement. Et la somme des expériences, des connaissances, des livres lui permet sans doute d'atteindre, pendant quelques moments privilégiés, quelque chose qui relève du Paradis.
Dans la même œuvre
Nous sommes dans un combat long, dur, mais la digue tient et nous devons tous ensemble faire en sorte qu'elle continue à tenir. Notre système hospitalier tient, il faut être collectivement à la hauteur de la tâche. Il faut respecter les consignes.
Le déconfinement, ce n’est pas pour demain matin. C’est la logique de confinement qui doit prévaloir, au moins jusqu’au 15 avril et probablement pour plus longtemps.
Le déconfinement, ce n’est pas pour demain matin.
Ce déconfinement ne pourra intervenir que de façon progressive, pour éviter que, ensuite, nous soyons frappés par une deuxième vague qui nous obligerait à reprendre des mesures de confinement.
La crise sanitaire va devenir une crise économique parce que le coup de frein est si brutal et durable qu'il va falloir aider le pays à redémarrer. Nous devons nous organiser pour que le pays tienne, pour que les entreprises subsistent et pour qu'un plan de relance national, européen je l'espère, puisse permettre à l'ensemble de l'économie mondiale de repartir. Mais cela ne passera pas, je pense, par une augmentation des impôts.