Que serait une vie sans la lecture, sans cette sédimentation imparfaite et aléatoire d'expériences, de connaissances et de sensations qui s'additionnent et s'assemblent de façon unique pour s'y ajouter et pour l'embellir ? Lire, c'est accéder à des expériences inconcevables - et bien souvent non souhaitables ! - et éprouver des sentiments extrêmes mais qui font partie de l'expérience totale de l'humanité.
❧
La meilleure façon de stopper la propagation de l'épidémie [ coronavirus ], c'est la distanciation spatiale. Je sais que c'est un terme qui nous rebute. Après les annonces du président, jeudi soir, vendredi et ce [samedi] matin, je suis sorti et nous avons vu trop de gens dans les cafés et les restaurants. Cela me réjouirait en temps normal, mais pour quelques semaines, ce n'est pas ce que nous devons faire.
◆
À lire aussi de Edouard Philippe
Appelez cela de l'égoïsme ou de la possessivité si vous voulez mais le fait est là : je ne donne pas mes livres. Et je les prête encore moins, même à mes meilleurs amis, pour respecter le vieil adage selon lequel un livre prêté est un livre perdu.
Une bibliothèque est comme le « lieu de mémoire » de notre existence. Elle nous chuchote d’anciennes joies, murmure nos lacunes et trahit des promesses de lecture.
Lire, c'est prendre de la distance, acquérir une vision, se constituer tout au long de sa vie.
Pour ralentir la circulation du coronavirus sur tout le territoire, les rassemblements de plus de 100 personnes ne seront pas autorisés.
Dans la même œuvre
Nous devons absolument limiter les déplacements, les réunions et le contacts. À partir de minuit, les restaurants, discothèques, cafés et cinémas fermeront leurs portes jusqu'à nouvel ordre. Les lieux de culte resteront ouverts mais les cérémonies devront être reportées.