Pour un responsable politique (mais en vérité pour n’importe quel hommes libre), la tension entre les principes et l’efficacité, la pureté et le compromis, la fin et les moyens est un sujet permanent.
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Le vrai miroir d'un lecteur est sa bibliothèque.
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À lire aussi de Edouard Philippe
Pouvoir s'affirmer rebelle en défendant les valeurs dominantes aura été la chance et le grand confort de la gauche pendant une quarantaine d'années. Et le mien pendant quelques années.
Mais pourquoi se priver de cette profondeur, de cette épaisseur et de cette distance que procure la lecture ?
Les livres relient les hommes. Derrière ce qui ressemble à une formule, il y a une réalité, particulièrement évidente dans mon histoire familiale, dans ma vie. Dans ma relation avec mon père mais aussi dans le parcours de mon grand-père, dans la vie de ceux qui m’entourent et qui comptent pour moi.
Comment susciter l'envie de lire ? La réponse est simple : par tous les moyens, car ils sont tous bons.
Dans la même œuvre
La lecture, recours contre le quotidien et la pression du court terme. Lieu privilégié, jardin secret.
Appelez cela de l'égoïsme ou de la possessivité si vous voulez mais le fait est là : je ne donne pas mes livres. Et je les prête encore moins, même à mes meilleurs amis, pour respecter le vieil adage selon lequel un livre prêté est un livre perdu.
Le savoir est une arme, la bibliothèque est un arsenal.
Offrir un livre, c'est transmettre une partie de soi.
Offrir un livre n'est jamais neutre, et peut, entre deux individus être l'instrument d'une transmission immatérielle, parfois indicible mais puissante.