Pour un responsable politique (mais en vérité pour n’importe quel hommes libre), la tension entre les principes et l’efficacité, la pureté et le compromis, la fin et les moyens est un sujet permanent.

À lire aussi de Edouard Philippe

Beaucoup de livres, beaucoup de liberté, beaucoup de discussions familiales, mais pas de télé. Tenir les enfants loin de la nourrice médiatique et de l'abrutissement qu'elle peut provoquer constituait un objectif pédagogique.
La meilleure façon de stopper la propagation de l'épidémie [ coronavirus ], c'est la distanciation spatiale. Je sais que c'est un terme qui nous rebute. Après les annonces du président, jeudi soir, vendredi et ce [samedi] matin, je suis sorti et nous avons vu trop de gens dans les cafés et les restaurants. Cela me réjouirait en temps normal, mais pour quelques semaines, ce n'est pas ce que nous devons faire.
Mais pourquoi se priver de cette profondeur, de cette épaisseur et de cette distance que procure la lecture ?
Sartre n'aimait pas son enfance. Moi, j'ai aimé la mienne. Mais comme Sartre, et comme un très grand nombre de lecteurs, j'ai sans doute été programmé. Je ne m'en plains pas, bien au contraire.
Tous ces livres, toutes ces heures passées à accumuler des connaissances, à découvrir des histoires et des époques et des milieux, à passer le temps parfois, à jubiler aussi m'ont construit.
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Dans la même œuvre

La lecture, recours contre le quotidien et la pression du court terme. Lieu privilégié, jardin secret.
Appelez cela de l'égoïsme ou de la possessivité si vous voulez mais le fait est là : je ne donne pas mes livres. Et je les prête encore moins, même à mes meilleurs amis, pour respecter le vieil adage selon lequel un livre prêté est un livre perdu.
Le savoir est une arme, la bibliothèque est un arsenal.
Offrir un livre, c'est transmettre une partie de soi.
Offrir un livre n'est jamais neutre, et peut, entre deux individus être l'instrument d'une transmission immatérielle, parfois indicible mais puissante.