Comme la lampe qui pâlit devant l'aurore éblouissante, ainsi le faux savoir palpite et se consume devant le soleil de l'esprit. Que vive le soleil ! Que meurt la nuit !
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Profitez de vos jours heureux - Est-ce dans la froide vieillesse - Que de l'amour on sent les feux !
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À lire aussi de Alexandre Pouchkine
L'amour est le jeu de Satan. - \r\nTrouver quelqu'un qu'on puisse aimer, - \r\nQuelqu'un qui ne trahira pas ; - \r\nQuelqu'un qui apprécie les choses - \r\nEt les mots selon notre goût ; - \r\nQui ne dit aucun mal de nous ; - \r\nQui prend soin de notre confort ; - \r\nQui nous pardonne nos défauts - \r\nEt qui jamais ne nous ennuie. - \r\nVous cherchez en vain ce fantôme ; - \r\nCessez de perdre vos efforts.
Mais il est triste de se dire - \r\nQu'on a gaspillé sa jeunesse, - \r\nQu'on l'a trahie à chaque instant - \r\nEt qu'elle nous l'a bien rendu, - \r\nQue les meilleurs de nos désirs, - \r\nQue les plus pures rêveries - \r\nSont allés à la pourriture - \r\nComme les feuilles de l'automne.
L'âge me pousse vers la prose, - \r\nL'âge chasse la folle rime, - \r\nQue, je l'avoue en soupirant, - \r\nJe courtise moins ardemment.
«J'achèterai tout», a dit l'or; - «Je prendrai tout», a dit l'épée.
Dans la même œuvre
Combien des maux passés douce est la souvenance.
J'aime à voir de beautés la branche déchargée - A fouler le feuillage étendu par l'effort - D'Automne, sans espoir leur couleur orangée - Me donne pour plaisir l'image de la mort.
J'aime mieux, en soucis et pensers élevés, - Etre un aigle abattu d'un grand coup de tonnerre - Qu'un cygne vieillissant ès jardins cultivés.
J'aime qu'à mes desseins la fortune s'oppose: - Car la peine de vaincre en accroît le plaisir.
Beauté mon beau souci, de qui l'âme incertaine - A comme l'Océan son flux et son reflux: - Pensez de vous résoudre à soulager ma peine, - Ou je me vois résoudre à ne la souffrir plus.