Il n'y a pas d'amour qui ne soit notre amour - La trace de tes pas m'explique le chemin - C'est toi non le soleil qui fais pour moi le jour.
❧
Pour toi je fermerai paisiblement mes yeux à la lumière - \r\nCe sera l'un de ces matins où je dors plus longtemps que toi - \r\nTu m'attendras comme tu fais souvent quand mon sommeil s'obstine - \r\nEt des volets viendront danser sur les murs et dans ta rétine - \r\nLes points d'or d'un jour commencé qui déjà caresse les toits - \r\nTu m'attendras comme parfois quand je traîne au fond de mes brumes - \r\nLégèrement tu bougeras ta tête dans les oreillers
◆
À lire aussi de Louis Aragon
Ces fugues sont fréquentes. Ca se termine classiquement par une rentrée au bercail, l'oreille basse. La police arrive d'ailleurs toujours à retrouver les gens.
Tout de même la littérature est une affaire sérieuse, pour un pays, elle est, au bout du compte, son visage.
On reçoit du centre tant et tant d'exemplaires. Il faut les écouler.
Je préférais ne prendre rien à prendre une chose imparfaite.
Dans la même œuvre
Il est plus facile de mourir que d'aimer. - C'est pourquoi je me donne le mal de vivre. - Mon amour...
Quand tu dors dans mes bras je peux longuement caresser ton âme - \r\nAinsi tu ne m'as pas quitté je t'ai retenue ô ma femme - \r\nSi légère à mes bras fermés qui dors dans ton souffle léger - \r\nTu ne m'as pas quitté pour un songe tu n'y as pas songé -
Quand tu dors dans mes bras je peux longuement caresser ton âme.
Si légère que je craignais que le moindre souffle t'emporte - \r\nEt que je fermais bien mes bras de peur que ton âme n'en sorte - \r\nTu ne m'as pas quitté mon âme et mes bras ô ma bien-aimée - \r\nSont demeurés autour de toi fermés comme un anneau fermé
Comme tu es légère légère en ton sommeil puéril - \r\nAbandonnée et confiante abandonnée à tes périls - \r\nO léger souffle de ma vie ô douce à veiller cœur sans bruit - \r\nÉmerveillé que je te garde et te regarde dans la nuit