Peut-être notre âme craintive - Devant la jeunesse du monde - Se souvient-elle des années - Qui plus jamais ne reviendront.

À lire aussi de Alexandre Pouchkine

Je ne suis pas d'humeur à risquer le nécessaire pour gagner le superflu.
Mais, feu et flamme, la jeunesse - \r\nNe peut jamais dissimuler. - \r\nHaine ou amour, joie ou tristesse, - \r\nelle a besoin de vous parler.
Le Caucase est sous moi. Venu seul jusqu'en haut - Je domine la neige au-dessus de l'abîme; - Puis un aigle envolé d'une lointaine cime - Vers moi plane, immobile, et reste à mon niveau.
La parenté, ce sont ces gens - Pour qui nous avons des égards, - Qu'il nous faut aimer, respecter, - A qui (la coutume l'exige) - Nous devons, autour de Noël, - Une visite ou une lettre, - Afin que le reste du temps - Ils cessent de penser à nous.
Gel et soleil... O journée merveilleuse ! - Tu dors encor, charmante paresseuse. - Allons, cela suffit, ma belle : - Ouvre tes yeux tout alanguis encore, - Et face à cette Boréale Eurore, - Etoile polaire, étincelle !
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L'habitude est un don du ciel, - Qui fait office de bonheur.
Les passions sont imprudentes. Faut-il leur en faire grief ?
Je me rappelle un jour d'orage; - J'étais jaloux de tous ces flots - Qui venaient, chacun à son tour, - Ramper, pleins d'amour, à tes pieds ! - J'aurais voulu, comme la mer, - Effleurer ces pieds de mes lèvres !
Mortels ! vous êtes tous semblables - A Eve, notre bonne aïeule : - Ce que vous tenez vous ennuie. - Toujours le serpent vous attire - Vers les mystères de son arbre. - Il vous faut du fruit défendu. - Sans quoi l'Eden est insipide.
L'âge me pousse vers la prose, - \r\nL'âge chasse la folle rime, - \r\nQue, je l'avoue en soupirant, - \r\nJe courtise moins ardemment.