Mais, feu et flamme, la jeunesse - \r\nNe peut jamais dissimuler. - \r\nHaine ou amour, joie ou tristesse, - \r\nelle a besoin de vous parler.

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Ce qui convient à Londres est prématuré à Moscou.
A une vérité ténue et plate, je préfère un mensonge exaltant.
Peut-être notre âme craintive - Devant la jeunesse du monde - Se souvient-elle des années - Qui plus jamais ne reviendront.
Tout le Caucase est là. Seul, du haut de ma cime - Je domine la neige, aux crêtes des ravins ; - Un aigle s'envolant sur un sommet lointain - Là-bas plane, immobile, aussi haut que moi-même.
Ce que nous recherchons, c'est le fruit défendu. Sans lui, le Paradis n'est pas pour nous le Paradis.
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L'habitude est un don du ciel, - Qui fait office de bonheur.
Les passions sont imprudentes. Faut-il leur en faire grief ?
Je me rappelle un jour d'orage; - J'étais jaloux de tous ces flots - Qui venaient, chacun à son tour, - Ramper, pleins d'amour, à tes pieds ! - J'aurais voulu, comme la mer, - Effleurer ces pieds de mes lèvres !
Mortels ! vous êtes tous semblables - A Eve, notre bonne aïeule : - Ce que vous tenez vous ennuie. - Toujours le serpent vous attire - Vers les mystères de son arbre. - Il vous faut du fruit défendu. - Sans quoi l'Eden est insipide.
Peut-être notre âme craintive - Devant la jeunesse du monde - Se souvient-elle des années - Qui plus jamais ne reviendront.