Gel et soleil... O journée merveilleuse ! - Tu dors encor, charmante paresseuse. - Allons, cela suffit, ma belle : - Ouvre tes yeux tout alanguis encore, - Et face à cette Boréale Eurore, - Etoile polaire, étincelle !
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Mortels ! vous êtes tous semblables - A Eve, notre bonne aïeule : - Ce que vous tenez vous ennuie. - Toujours le serpent vous attire - Vers les mystères de son arbre. - Il vous faut du fruit défendu. - Sans quoi l'Eden est insipide.
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À lire aussi de Alexandre Pouchkine
A une vérité ténue et plate, je préfère un mensonge exaltant.
Peut-être notre âme craintive - Devant la jeunesse du monde - Se souvient-elle des années - Qui plus jamais ne reviendront.
Comme la lampe qui pâlit devant l'aurore éblouissante, ainsi le faux savoir palpite et se consume devant le soleil de l'esprit. Que vive le soleil ! Que meurt la nuit !
Heureux celui qui fut jeune en son jeune âge, heureux celui qui sut mûrir à temps.
Dans la même œuvre
L'habitude est un don du ciel, - Qui fait office de bonheur.
Les passions sont imprudentes. Faut-il leur en faire grief ?
Je me rappelle un jour d'orage; - J'étais jaloux de tous ces flots - Qui venaient, chacun à son tour, - Ramper, pleins d'amour, à tes pieds ! - J'aurais voulu, comme la mer, - Effleurer ces pieds de mes lèvres !
Peut-être notre âme craintive - Devant la jeunesse du monde - Se souvient-elle des années - Qui plus jamais ne reviendront.
L'âge me pousse vers la prose, - \r\nL'âge chasse la folle rime, - \r\nQue, je l'avoue en soupirant, - \r\nJe courtise moins ardemment.