Les faillites aiment les week-ends. Et la vie est pleine de dimanches.
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On a institué le travail comme valeur essentielle, mais on ne parle jamais du temps. On ne dit pas aux enfants « vous avez tant de temps à vivre ». C’est ça qui m’émeut, en plus, bien sûr, de toutes les choses effrayantes de la vie…
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En ces années quatre-vingt, il fallait être mort pour ne pas avoir d'ambition. L'argent avait l'odeur agressive et prémerdeuse des déodorants pour toilettes.
J'ai enterré trop de chiens pour feindre d'ignorer ce qui m'attend. Tout n'est plus désormais qu'une question de temps, de patience. Autrefois, je me vantais d'aimer la compagnie des mouches. Désormais, je trouve leur empressement déplacé quand je les vois, fébriles, téter mon épiderme.
J'avais 44 ans, la vie sociale d'un guéridon, une vie amoureuse frappée du syndrome de Guillain-Barré et je pratiquais avec application et rigueur un métier estimable mais pour lequel je n'étais pas fait.
Mais dans un couple il ne suffit pas de parler, encore faut-il s'entendre.
Dans la même œuvre
J'ai commencé par écrire vite pour faire la course avec Boris Vian.
« Moins on en fait, moins on est con », me dis-je souvent.
Je me sens chanceux : je me lève quand je n’ai plus sommeil, je revendique le droit à la paresse.
Cet usage du monde change tellement vite que le temps d’une vie ne devient qu’un temps d’adaptation : j’ai le regard d’un imbécile qui a vu passer tout type de trains, et qui ne peut pas monter dedans car ça va trop vite. Pour m’adapter, je dois faire des efforts considérables, même de langue, qui change tellement vite – du verlan au franglais en passant par le merchandising.