J'ai enterré trop de chiens pour feindre d'ignorer ce qui m'attend. Tout n'est plus désormais qu'une question de temps, de patience. Autrefois, je me vantais d'aimer la compagnie des mouches. Désormais, je trouve leur empressement déplacé quand je les vois, fébriles, téter mon épiderme.

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L'obtention de mon baccalauréat à l'âge de dix-huit ans ne se fit pas sans mal. Je ne dus mon salut qu'à une séance de repêchage où l'on dénombra un grand nombre de noyés.
Le bonheur, c'est d'être auprès de quelqu'un à qui l'on tient, dans un endroit où l'on est bien, dont on n'a pas envie de partir.
Les moteurs humains démarrent parfois au moment où on ne les attend pas et il serait vain de se montrer trop regardant sur la nature du carburant qui alors les anime.
Cet usage du monde change tellement vite que le temps d’une vie ne devient qu’un temps d’adaptation : j’ai le regard d’un imbécile qui a vu passer tout type de trains, et qui ne peut pas monter dedans car ça va trop vite. Pour m’adapter, je dois faire des efforts considérables, même de langue, qui change tellement vite – du verlan au franglais en passant par le merchandising.
J'ai commencé par écrire vite pour faire la course avec Boris Vian.
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Mais dans un couple il ne suffit pas de parler, encore faut-il s'entendre.