J'ai peur d'écrire, comme j'ai peur d'aimer.
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Mon affinité avec la mort a commencé dès mon plus jeune âge non pas par excès de morbidité mais par conscience de la finitude et plus exactement de Ma finitude. Mon corps d'enfant contenait à lui seul tous les signes infaillibles d'un défaut d'infini.
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Je m'adapte à tout. Très vite. C'est comme une folie, cette faculté d'adaptation. C'est plusieurs vies à la fois. C'est une multitude de petites trahisons.
On ne se remet jamais de ses morts, je crois. On fait semblant de s'en détacher.
Il y a une violence amoureuse. Il y a un épuisement aussi.
Les enfants portent mon enfance. Je les aime pour cela. Pour ce qu'ils font réapparaître: les cris dans les vagues, la sieste sur la plage, les yeux vers le ciel, cette grande solitude.
Dans la même œuvre
J'alimentais mes heures de solitude grâce à un loisir séduisant mais dangereux: l'illusion.
Je fréquentais l'église, seul lieu où le silence n'est pas inconvenant.