Œuvre

La Vie heureuse (2002)

Les enfants portent mon enfance. Je les aime pour cela. Pour ce qu'ils font réapparaître: les cris dans les vagues, la sieste sur la plage, les yeux vers le ciel, cette grande solitude.
On espère beaucoup d'une fille, de son histoire, de son corps. C'est un grand mystère une fille.
Avant mon père me disait qu'on ne connaît jamais vraiment les gens. Qu'on peut les aimer pendant toute une vie et être encore surpris.
On dit que le ciel devient blanc avant la neige, il doit neiger dans ma tête alors.