Je fréquentais l'église, seul lieu où le silence n'est pas inconvenant.

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La nuit est un masque. La nuit efface les formes. La nuit supprime les témoins. La nuit rend fou aussi. Ce n'est plus la réalité. C'est une autre vie, sans visage, sans angle, sans matière. La nuit est une noyade.
Je m'adapte à tout. Très vite. C'est comme une folie, cette faculté d'adaptation. C'est plusieurs vies à la fois. C'est une multitude de petites trahisons.
L'amour est ce qu'il y a de plus incertain : sublime dans son envol, hideux quand il se brise sans prévenir.
Il me semblait naturel de me presser contre lui, à l'abri du monde que j'oubliais.
Toute notre vie consiste à se battre contre nous-mêmes.
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Dans la même œuvre

J'alimentais mes heures de solitude grâce à un loisir séduisant mais dangereux: l'illusion.
Mon affinité avec la mort a commencé dès mon plus jeune âge non pas par excès de morbidité mais par conscience de la finitude et plus exactement de Ma finitude. Mon corps d'enfant contenait à lui seul tous les signes infaillibles d'un défaut d'infini.