La nuit est un océan. Elle semble permanente. La nuit est l'ennemi des enfants. La nuit est un adversaire. La nuit est un homme qui persécute les femmes. La nuit creuse les fragilités. La nuit est mortelle.
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L'amour est ce qu'il y a de plus incertain : sublime dans son envol, hideux quand il se brise sans prévenir.
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Tout se défait, tout se sépare, et je ne sais pas si l'on retrouve un jour les choses que l'on a perdues.
Les enfants portent mon enfance. Je les aime pour cela. Pour ce qu'ils font réapparaître: les cris dans les vagues, la sieste sur la plage, les yeux vers le ciel, cette grande solitude.
Toute notre vie consiste à se battre contre nous-mêmes.
Ma vie algérienne bat hors de la ville. Elle est à la mer, au désert, sous les montagnes de l'Atlas. Là, je m'efface enfin. Je deviens un corps sans type, sans langue, sans nationalité. Cette vie est sauvage. Elle est sans voix et sans visage.
Dans la même œuvre
Parfois on croît connaître ceux que l'on a aimés et on se trompe complètement parce que l'amour n'est pas une science, on n'apprend tout de l'autre qu'une fois qu'on l'a perdu.
On ne tire jamais de traits définitifs, on le sait, le passé est un serpent qui mord.
Les avions me fascinaient, j'y voyais le symbole de la liberté, du danger même, non d'avoir un accident, mais de laisser ce que l'on connaissait, qui encadrait ; partir était aussi se quitter soi-même.
Passé la quarantaine, les choses changent, on a un autre angle de vue de l'existence, on n'est pas plus sage, on manque d'illusion, c'est ça la vraie vieillesse, ce ne sont ni la peau changée ni les rides.