Parfois on croît connaître ceux que l'on a aimés et on se trompe complètement parce que l'amour n'est pas une science, on n'apprend tout de l'autre qu'une fois qu'on l'a perdu.

À lire aussi de Nina Bouraoui

L'écriture et l'amour procèdent de la même tension, de la même joie, de la même perdition.
Je sens l'amour qui vient avec le matin. Avec le chant des oiseaux. Avec le petit chien sous nos draps. Avec la voix de ma grand-mère qui ouvre les volets. Encore une belle journée. Avec l'été français. C'est un amour étrange. Un peu brutal.
L'amour et l'écriture ont la même origine charnelle, ils absorbent les mêmes forces, ils viennent du même brasier. L'écriture est un acte presque sexuel, le plus intime qui soit.
Toute notre vie consiste à se battre contre nous-mêmes.
La nuit force les ombres. Elle est pleine et sans forme. Elle donne et retire. Elle creuse et comble. Elle révèle et déprécie. La nuit est le mensonge du jour.
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Dans la même œuvre

L'amour est ce qu'il y a de plus incertain : sublime dans son envol, hideux quand il se brise sans prévenir.
On ne tire jamais de traits définitifs, on le sait, le passé est un serpent qui mord.
Les avions me fascinaient, j'y voyais le symbole de la liberté, du danger même, non d'avoir un accident, mais de laisser ce que l'on connaissait, qui encadrait ; partir était aussi se quitter soi-même.
Passé la quarantaine, les choses changent, on a un autre angle de vue de l'existence, on n'est pas plus sage, on manque d'illusion, c'est ça la vraie vieillesse, ce ne sont ni la peau changée ni les rides.