L'habitude est un don du ciel - \r\nQui fait office de bonheur.

À lire aussi de Alexandre Pouchkine

Mais il est triste de se dire - \r\nQu'on a gaspillé sa jeunesse, - \r\nQu'on l'a trahie à chaque instant - \r\nEt qu'elle nous l'a bien rendu, - \r\nQue les meilleurs de nos désirs, - \r\nQue les plus pures rêveries - \r\nSont allés à la pourriture - \r\nComme les feuilles de l'automne.
Mais, feu et flamme, la jeunesse - \r\nNe peut jamais dissimuler. - \r\nHaine ou amour, joie ou tristesse, - \r\nelle a besoin de vous parler.
Rien ne nous plaît que l'interdit, - \r\nC'est là qu'est notre paradis.
Je vous aimais dans le silence et sans espoir, - Ou timide ou jaloux, mais toujours torturé, - Je vous aimais d'un amour si profond, si tendre... - Puisse Dieu vous offrir un autre amour semblable.
Moins nous tenons à une femme, - \r\nPlus sûrement nous lui plaisons, - \r\nEt la perdons, et corps et âme, - \r\nDans l'abandon de sa raison.
Toutes les citations de Alexandre Pouchkine →

Dans la même œuvre

L'habitude est un don du ciel, - Qui fait office de bonheur.
Les passions sont imprudentes. Faut-il leur en faire grief ?
Je me rappelle un jour d'orage; - J'étais jaloux de tous ces flots - Qui venaient, chacun à son tour, - Ramper, pleins d'amour, à tes pieds ! - J'aurais voulu, comme la mer, - Effleurer ces pieds de mes lèvres !
Mortels ! vous êtes tous semblables - A Eve, notre bonne aïeule : - Ce que vous tenez vous ennuie. - Toujours le serpent vous attire - Vers les mystères de son arbre. - Il vous faut du fruit défendu. - Sans quoi l'Eden est insipide.
Peut-être notre âme craintive - Devant la jeunesse du monde - Se souvient-elle des années - Qui plus jamais ne reviendront.