Où vont-ils ? Que vont-ils faire ? Pourquoi chantent-ils en choeur ? Fêtent-ils les noces d'une sorcière ? Enterrent-ils un des leurs ?
❧
Moins nous tenons à une femme, - \r\nPlus sûrement nous lui plaisons, - \r\nEt la perdons, et corps et âme, - \r\nDans l'abandon de sa raison.
◆
À lire aussi de Alexandre Pouchkine
Comme la lampe qui pâlit devant l'aurore éblouissante, ainsi le faux savoir palpite et se consume devant le soleil de l'esprit. Que vive le soleil ! Que meurt la nuit !
Pour sa part, l'ardente jeunesse - \r\nEst hors d'état de rien cacher. - \r\nHaine, amour, bonheur ou tristesse, - \r\nElle est prête à tout révéler.
«J'achèterai tout», a dit l'or; - «Je prendrai tout», a dit l'épée.
Je vous aimais sans mots, sans rien attendre, - \r\nTimide ou torturé de jalousie ; - \r\nJe vous aimais d'un amour pur et tendre — - \r\nDieu veuille qu'on vous aime encore ainsi.
Dans la même œuvre
L'habitude est un don du ciel, - Qui fait office de bonheur.
Les passions sont imprudentes. Faut-il leur en faire grief ?
Je me rappelle un jour d'orage; - J'étais jaloux de tous ces flots - Qui venaient, chacun à son tour, - Ramper, pleins d'amour, à tes pieds ! - J'aurais voulu, comme la mer, - Effleurer ces pieds de mes lèvres !
Mortels ! vous êtes tous semblables - A Eve, notre bonne aïeule : - Ce que vous tenez vous ennuie. - Toujours le serpent vous attire - Vers les mystères de son arbre. - Il vous faut du fruit défendu. - Sans quoi l'Eden est insipide.
Peut-être notre âme craintive - Devant la jeunesse du monde - Se souvient-elle des années - Qui plus jamais ne reviendront.