Les hommes cachent mal qu'une femme leur plaît, qu'ils la dévorent des yeux ou fassent semblant de l'ignorer.
❧
Je suis de la génération dont la peau a moins de valeur que l'habit.
◆
À lire aussi de Isabelle Sorente
Comme on a tort de croire que l'intelligence ou les facultés d'analyse peuvent nous mettre à l'abri !
S'il est vrai que la même chose revient, encore et encore, sous des noms différents, la fraternité des êtres dissemblables ne peut apparaître que sous la forme de confusion, de discordances et de distances infranchissables.
Les liens invisibles laissent les marques les plus profondes.
Je n'invente pas, je me souviens. C'est mon pacte. C'est mon sacrifice. Cela n'a rien à voir avec le fait que des évènements aient eu lieu ou non. Ce qui compte, c'est ce que j'ai vu dans ces heures silencieuses.
Dans la même œuvre
Je suis de la génération qu'on émascule à la naissance, de la génération des enfants rois, enfants objets, enfants produits, enfants drogués, junkies infantiles qui arpentent chaque jour les rues de la ville.
Qu'importe une génération sacrifiée s'il reste l'espoir des suivantes !
On ne mesure jamais assez à quel point on a peu d'importance aux yeux des autres.
Compter, toujours compter, les heures, les minutes, c'est ce qui nous perd.
A trente ans, nous avons l'apparence des adultes, l'apparence de la sagesse, mais l'apparence seulement. Et si peur de mal faire !