Je suis de la génération qu'on émascule à la naissance, de la génération des enfants rois, enfants objets, enfants produits, enfants drogués, junkies infantiles qui arpentent chaque jour les rues de la ville.

À lire aussi de Isabelle Sorente

Le clonage véritable n'est pas dans les éprouvettes mais sur nos murs, dans nos magasins et sur nos journaux !
L'amour est un chien. Un chien dont on ne sait jamais ce qu'il a dans le tête. Tu peux le caresser. Il répond à tes caresses. Et puis, un jour, il te mord, tu ne sais pas pourquoi.
Je l'écoutais, muette, enivrée, flattée qu'elle me fasse partager ses réflexions intimes, qu'elle me traite comme une égale, comme une adulte. Ce piège dans lequel tombent les enfants d'aimer qu'on les vieillisse. D'aimer qu'on vole leur âge.
Les liens invisibles laissent les marques les plus profondes.
Comme on a tort de croire que l'intelligence ou les facultés d'analyse peuvent nous mettre à l'abri !
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Dans la même œuvre

Je suis de la génération dont la peau a moins de valeur que l'habit.
Qu'importe une génération sacrifiée s'il reste l'espoir des suivantes !
On ne mesure jamais assez à quel point on a peu d'importance aux yeux des autres.
Compter, toujours compter, les heures, les minutes, c'est ce qui nous perd.
A trente ans, nous avons l'apparence des adultes, l'apparence de la sagesse, mais l'apparence seulement. Et si peur de mal faire !